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    Taïwan: quelles forces politiques en présence aux prochaines élections?

    media Les supporters de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, le 19 novembre à Taipei au moment du dépôt de sa candidature à l'élection 2020. REUTERS/Ben Blanchard

    Île située au large de la Chine, autonome et démocratique mais revendiquée par Pékin, Taïwan est en pleine campagne électorale. Les candidats à la présidentielle avaient jusqu’à ce vendredi 22 novembre 2019 pour s'inscrire.

    De notre correspondant à Taipei,

    La course à la présidentielle est officiellement lancée à Taïwan, la « République de Chine ». Les quelque 19 millions d’électeurs de l'archipel, composé d'une grande île et de plusieurs autres petites positions en mer, éliront leur président et leurs députés en janvier prochain.

    Cette campagne, comme les précédentes, prend définitivement la forme d’un duel sur la question des rapports avec la Chine. D’un côté, le candidat Han Kuo-yu concourt pour le parti d’opposition Kuomintang, parti chinois qui s’était réfugié à Taïwan en 1949 après sa défaite face aux communistes.

    Aujourd’hui, le Kuomintang est la deuxième force politique du pays. Il refuse toujours de s’unir avec le voisin communiste, mais considère que la Chine et Taïwan forment un seul et même pays. Un argument qui lui permet de défendre un rapprochement avec Pékin.

    Face à lui, la présidente actuelle Tsai Ing-wen, du Parti progressiste (PDP), briguera un second mandat. Elle défend de son côté fermement la souveraineté de Taïwan.

    Un troisième candidat s’est aussi déclaré la semaine dernière : James Soong, politicien infatigable de 77 ans qui prône une unification négociée avec la Chine. Mais cet habitué des scrutins, bien connu des Taïwanais, ne dépasse pas la barre des 10% dans les sondages.

    Sauf grosse surprise, la bataille devrait donc se limiter à celle de ces deux grands partis. Les enjeux de ce scrutin sont nombreux, mais on peut en citer deux. Premièrement, des enjeux géopolitiques ; nous sommes en pleine guerre commerciale entre Pékin et Washington, la Chine se fait de plus en plus agressive sur la scène internationale.

    ► À lire aussi : La Chine accusée de manipuler les réseaux sociaux à Taïwan

    Pour les États-Unis, Taïwan est donc un allié précieux aux portes de l'Empire du milieu. En cas de victoire du parti d’opposition, ce rapport de force pourrait évoluer en faveur de la Chine.

    Deuxièmement, il y a la question de l’influence de la Chine à Taïwan. L'île principale de Taïwan est située à moins de 200 kilomètres des côtes chinoises. L’influence du continent est omniprésente, que ce soit dans l’économie, les médias ou encore dans la culture. Alors que l'actuel gouvernement met un point d'honneur à endiguer ce phénomène, une victoire du Kuomintang pourrait au contraire l'amplifier.

    Comme Hong Kong, Taïwan est revendiqué par la Chine. Les manifestations hongkongaises sont donc particulièrement suivies sur place.

    Hong Kong est même devenu un thème de campagne ici à Taïwan. Les images des manifestations passent régulièrement sur les chaînes d’information en continu et font la Une des journaux. Néanmoins, cette crise ne change pas fondamentalement la donne. Selon un institut de sondage local, l’autoritarisme grandissant de Pékin sur la scène internationale contribuait déjà depuis plusieurs mois à renforcer le sentiment d’une identité proprement Taïwanaise. C'était notamment le cas depuis le discours particulièrement agressif du dirigeant chinois Xi Jinping à l'égard de Taïwan, en janvier dernier. La crise hongkongaise n’a fait que confirmer cette tendance .

    Par ailleurs, à Taïwan, aucun des deux grands partis ne défend le principe « un pays, deux systèmes » qui a cours à Hong Kong. Le candidat du Kuomintang, pourtant favorable à un rapprochement avec la Chine, disait même en juin qu’il faudrait lui « passer sur le corps » pour  appliquer ce principe à Taïwan.

    Face à la menace chinoise, c’est la présidente au pouvoir qui apparaît pour l’heure comme étant la plus crédible pour défendre l’île et ses 24 million d’habitants. Ces derniers mois, la cheffe de l’État souverainiste n’a cessé de creuser l’écart avec son concurrent. Elle le devance désormais de 10 à 16 points dans les sondages.

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