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    Asie-Pacifique

    Au Népal, une semaine après le séisme, le décompte macabre se poursuit

    media Maison détruite par le séisme du 25 avril dans un village du district de Sindhupalchowk : les habitants des zones rurales se plaignent de la lenteur de l'arrivée des secours REUTERS/Danish Siddiqui

    Huit jours après le terrible tremblement de terre du 25 avril dernier, les autorités ont encore revu le bilan des victimes à la hausse. Elles parlent désormais de 7 040 morts et de plus de 14 000 blessés, mais ce bilan est provisoire, car il reste encore de nombreux disparus. Le pays a été dévasté ; les secours tardent à arriver en dehors de la capitale Katmandou et la population s'impatiente.

    Le bilan des victimes « devrait s'aggraver », a prévenu dimanche un responsable du Centre national des opérations d'urgence à Katmandou. Le ministre des Finances a renchérit un peu plus tard en annonçant que le bilan des victimes serait « beaucoup plus élevé ». « Les répliques sont incessantes et nous estimons que le bilan humain définitif sera beaucoup plus élevé », d'autant que de nombreux villages encore inaccessibles ont été complètement détruits, a encore expliqué le ministre Ram Sharan Mahat.

    Une semaine après la secousse du samedi 25 avril, les autorités népalaises n'ont quasiment plus d'espoir de retrouver des rescapés dans les décombres même si ce samedi 2 mai un vieil homme (101 ans) a été retrouvé vivant dans les décombres de sa maison. Mais des centaines de personnes sont toujours portées manquantes dans le pays.

    Des populations coupées du monde

    Parmi celles-ci, une centaine de touristes étrangers sont toujours portés disparus. Ce dimanche matin, les équipes de recherche ont annoncé avoir retrouvé une cinquantaine de corps, dont ceux de randonneurs étrangers dans le district de Rasuwa, au nord de Katmandou. « Les opérations de sauvetage se poursuivent, mais la priorité est maintenant d'apporter de l'aide » aux survivants qui n'ont pas encore reçu de secours de première nécessité, a indiqué dimanche à l'Agence France-Presse le porte-parole du ministère népalais de l'Intérieur, Laxmi Prasad Dhakal.

    Les secours se concentrent en particulier sur les populations coupées du monde dans les régions les plus durement touchées autour de l'épicentre, à 70 kilomètres de la capitale. « De nombreux villages reculés ont été touchés » et des milliers de sans-abri dorment dans la rue au milieu des gravats faute de tentes, selon le porte-parole du ministère. Une situation qui provoque le mécontentement de la population qui s'impatiente de la lenteur ses secours.

    Des routes presque impraticables

    Il est vrai que les routes, par lesquelles est acheminée l'aide internationale, ont souvent été endommagées. C'est le cas de celle qui mène de Katmandou au district de Sindhupalchowk qu'ont empruntée nos envoyés spéciaux Richard Riffoneau et Daniel Vallot. Une route sinueuse et étroite où les dépassements sont souvent difficiles et qui a subi des dégâts importants avec le séisme : par endroits le bitume a été comme éventré par le tremblement de terre et il faut effectuer de longues manœuvres pour contourner ces obstacles.

    Des difficultés qui contribuent sans doute à freiner l’acheminement des secours. La route est surplombée par la chaîne de l’Himalaya, dans le lointain. Au-dessus, des collines sur lesquelles on voit des taches de couleur : ce sont les bâches sous lesquelles dorment les habitants de la région par crainte des répliques. Ils se plaignent de ne toujours pas avoir reçu d’aide humanitaire : « Nous savons que des tentes ont été distribuées, mais nous ne savons pas qui les a reçues, nous ne savons pas à qui nous adresser pour avoir de l’aide », disent les habitants.

    Partout, les habitants livrent les mêmes récits : le premier tremblement de terre, puis une seconde secousse, particulièrement violente, le lendemain. Les destructions, les blessés et parfois la mort.

    Les habitants restent prostrés devant les amas de briques et de bois que sont devenues leurs maisons, et ils regardent passer les convois qui acheminent l’aide humanitaire népalaise ou internationale. Car dans ces villages, l’aide ne s’arrête quasiment jamais. L’aide doit en effet parvenir en priorité aux habitants des zones situées plus au nord de Sindhupalchowk. Ceux-là ont été durement touchés par le séisme, mais la destruction des routes les plonge dans un isolement total depuis plus d’une semaine. Ils sont privés d’eau, d’électricité, de nourriture et de soins médicaux.

    District de Sindhupalchowk, le 2 mai. REUTERS/Danish Siddiqui

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