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    Asie-Pacifique

    Séisme meurtrier en Asie du Sud

    media Un habitant de Peshawar, au Pakistan, tente de récupérer des affaires dans sa maison dévastée par le tremblement de terre qui a frappé la région ce 26 octobre. REUTERS/FAYAZ AZIZ

    Un puissant séisme de magnitude 7,5 a secoué lundi l'Asie du Sud, faisant près de 300 morts au Pakistan et en Afghanistan. Parmi les victimes figurent 12 écolières afghanes qui ont été tuées dans une bousculade en fuyant leur école. Selon l'Institut américain de géologie (USGS), l'hypocentre du séisme se situe à Jurm, dans les montagnes reculées du Badakhshan, à l'extrême nord-est de l'Afghanistan, à une profondeur de 213,5 km.

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    Avec notre correspondant à IslamabadMichel Picard

    Un véritable vent de panique a soufflé sur la capitale pakistanaise. Certes, les habitants, habitués aux tremblements de terre, sont très vite sortis pour se mettre hors du danger. Mais la durée exceptionnelle de la secousse - près d’une minute - a fait craindre le pire et ravivé les souvenirs d’octobre 2005 quand un séisme avait tué plus de 75 000 personnes et fait 3,5 millions de déplacés. Dans les rues, pendant le tremblement de terre, certains criaient, d’autres récitaient des versets du Coran.

    Les réseaux de communications sont depuis très fortement perturbés dans une bonne partie du pays. L’épicentre se situe dans le nord-est de l’Afghanistan où des dizaines d’habitations ont été détruites. Sa profondeur, plus de 200 km sous la surface terrestre, aurait permis, selon des officiels, de limiter les dégâts humains et matériels.

    Des centaines de blessés

    Au Pakistan, la secousse s’est produite à l’heure des pause déjeuner, l’heure également de la sortie des classes. Des centaines de blessés ont été admis dans les hôpitaux de la région de Swat et de Peshawar. Dans la capitale pakistanaise et ses environs, quelques pans d’immeubles se sont effondrés, de nombreuses maisons sont fissurées. Demain les écoles resteront fermées pour permettre l’inspection des bâtiments.

    Alors qu’il a neigé ces derniers jours et que la nuit tombe tôt, les secours peinent à rejoindre les zones les plus touchées. Il faudra encore patienter pour découvrir l’ampleur de cette catastrophe dans les zones les plus reculées qui sont certes peu peuplées mais dont les habitations sont faites de matériaux précaires.

    Les plus grandes craintes viennent du Cachemire, dans le nord-est du pays, où l’électricité et les téléphones sont coupés et des zones tribales, proches de l’Afghanistan où les secours sont rendus difficiles par de très nombreux glissements de terrains. Des centaines de maisons en terre s’y sont effondrées.

    Les autorités ont déclenché le plan rouge pour évaluer au plus vite l’état de la situation pour ensuite mettre en place la réponse la plus appropriée. Les services de l’Etat sont mobilisés en alerte maximale et très vite l’armée, par la voix de son chef charismatique le général Shariff, a mis à la disposition des recherches ses hommes et son matériel.


    « Ce sont principalement des petits villages qui ont été touchés »

    « La majorité des victimes qui nous ont été signalées se trouvent pour l’instant dans la région près de la Khyber Pass et dans les régions tribales du Fata à la frontière avec l’Afghanistan, explique Huseinov Gorkhnaz, porte-parole de la fédération internationale du Croissant-Rouge à Islamabad. Heureusement ce sont des régions montagneuses, ce qui explique le fait que malgré la puissance du séisme, le nombre des victimes soit peu élevé pour l’instant. Ce sont principalement des petits villages qui ont été touchés. Le Croissant-Rouge pakistanais a dépêché des équipes sur place depuis Peshawar, Chitral, Swat et Mansera pour apporter des abris aux populations. Il y a aussi un besoin en eau et en médicaments. »
    RFI


    Une soixantaine de morts en Afghanistan

    Une soixantaine de personnes au moins ont péri en Afghanistan dont 30 dans la seule région du Kunar (est) où quelque 1 500 maisons ont été détruites. Dans la capitale, il y a aussi beaucoup de dégâts. Joël Bronner, notre correspondant, a rencontré un homme dont la maison a subi de graves dommages.

    A 56 ans, Abdul Majid, est cuisinier dans le vieux Kaboul, dans l'est de la capitale afghane. Il travaille à quelques mètres à peine de son domicile. Lorsque les secousses ont démarré, sachant sa maison de briques et de boue peu résistante, il s'est immédiatement précipité chez lui pour porter secours à sa famille.

    « Quand je suis arrivé dans ma maison, les membres de ma famille étaient en pleurs, raconte-t-il. J'ai attrapé ma petite fille par la main et je l'ai fait passer du second étage jusqu'au premier par la fenêtre. Puis j'ai fait la même chose avec mon nouveau-né, qui se trouvait dans son berceau. Une fois mes enfants à l'abri, je me suis mis à réciter le Coran. »

    Au final, chez Abdul Majid, deux plafonds n'ont pas résisté au tremblement de terre et les gravats ont envahi la maison. Malgré cela, la capitale afghane a été relativement épargnée comparée au nord du pays, plus pauvre et plus proche de l'épicentre. Dans la province de Takhar (nord-est) la panique due au séisme a ainsi provoqué une bousculade, où douze écolières ont trouvé la mort alors qu'elles tentaient de fuir leur établissement.

    Dans la capitale afghane le séisme a causé beaucoup de dégâts. Kaboul, le 26 octobre 2015. AFP PHOTO / AREF KARIMI

     

     

     

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