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Aqmi et le groupe al-Morabitoune de Mokthar Belmokhtar, sont désormais en concurrence dans la bande sahélienne. Al Morabitoune est née de la fusion en août dernier de la brigade des signataires par le sang de Belmokhtar, avec le Mujao.
La deuxième partie du document retrouvé à Tombouctou par RFI et Libération est composée de deux fatwas. Les fatwas et le document politique de Droukdel pour le nord du Mali, quatre-vingts pages environ, formaient sans doute un livre de bord pour les jihadistes.
L’émir d’Aqmi oscille entre brutalité sans pareille et modération. Son organisation, en proie à de profondes dissensions internes, cherche à se relever de la déroute essuyée par ses jihadistes au Mali. Mais la menace Aqmi ne s’est pas dissipée.
Le document, broché, gisait dans un amoncellement de feuilles poussiéreuses, interprétations de sourates, carnets, cahiers de coloriage pour enfants, sur le sol des locaux dévastés de l’Office de la Radio Télévision du Mali à Tombouctou.
RFI diffuse en intégralité la feuille de route d’Aqmi pour l’Azawad, un document signé de la main du chef d’Aqmi, retrouvé le 16 février 2013 par Nicolas Champeaux et Jean-Louis Le Touzet, envoyés spéciaux de RFI et Libération à Tombouctou. Dans ce document édifiant, daté du 20 juillet 2012, le sanguinaire Abdelmalek Droukdel dévoile noir sur blanc son objectif au nord du Mali : créer un Etat islamique qui ne sera pas étiqueté jihadiste.
Une trentaine d'experts de l'Union européenne ont entamé depuis trois mois un travail de titan en Libye: assister le pays à sécuriser ses frontières. Niamey estime que les attentats au Niger en mai dernier ont été préparés par des jihadistes basés en Libye.
« Il manque des moyens de communication, des moyens d'enregistrement des gens et des marchandises qui traversent ces frontières. Il manque aussi du personnel douanier et de contrôle des frontières, des forces de polices. Rien de tout ça n'existe pour le moment ».
En République centrafricaine, les exactions - viols, extorsions et pillages - ont provoqué le déplacement de milliers de civils terrorisés à Bangui, la capitale, mais aussi dans les provinces. La situation humanitaire, marquée par une pénurie alimentaire, est également préoccupante.
« Je crois que ce que personne n’avait imaginé, en tout cas certainement pas moi, que cette violence vis-à-vis des civils durerait aussi longtemps, non seulement dans la capitale, mais également dans les régions, et fait qu'aujourd’hui, l’essentiel de la population centrafricaine est terrorisée… »