La côte kenyane, paradis touristique, est aussi un lieu de choix pour la spéculation foncière. Une majorité d’habitants n’ont pas de titres de propriété, du coup, les évictions sont nombreuses.
Trois jours après le scrutin, les Kényans attendent toujours de connaître les résultats de la présidentielle. Après l’échec de la transmission électronique des résultats, la compilation des documents provenant des centres de comptage prend du temps, ce qui fait croître l’anxiété.
Quatorze millions de Kenyans étaient appelés à voter ce lundi 4 mars. Malgré quelques retards, les 30 000 bureaux de vote installés à travers le pays ont ouvert ce lundi matin. Le pays retient son souffle cinq ans après des violences qui ont fait plus d’un millier de morts et 600 000 déplacés.
Au Kenya, les élections ont lieu le 4 mars 2013. Un scrutin sous tension, car deux candidats favoris sont au coude à coude et jouent leur va tout. L’un est accusé par la Cour pénale internationale de crimes contre l’humanité: Uhuru Kenyatta.
Situé dans la vallée du rift au Kenya, le village de Kiambaa a marqué les mémoires à jamais. Le 1er janvier 2008, des dizaines de personnes qui fuyaient les violences post-électorales s’étaient réfugiées dans une église qui a été incendiée.
Ils étaient ennemis hier et sont alliés aujourd’hui. Dans le paysage politique kenyan c’est fréquent, mais la particularité ici c’est que Uhuru Kenyatta et William Ruto sont sur le banc des accusés à la Cour pénale internationale.
Au Kenya, la question de la terre a été souvent une des causes profondes des conflits instrumentalisés par les politiques à l’approche d’une élection. En 2007-2008, la moitié des victimes des violences post-électorales sont survenues dans la vallée du Rift.