Le Brésil s’investit dans la lutte contre le sida

Le Mozambique projette de produire ses propres anti-rétroviraux dès fin 2009, et de construire sa propre usine de médicaments génériques pour les malades du sida.. Bel exemple de coopération dans la lutte contre le sida entre pays du Sud : le Brésil s'engage à fournir 17 millions d’euros pour aider financièrement le Mozambique dans ce projet.
Ce n'est pas un hasard si l'initiative vient du Brésil : tout comme l'Inde, ce pays -très affecté par le sida- a en effet développé une énorme industrie de fabrication de médicaments génériques et mené une politique déterminée de prévention.
Le pays se félicite d'avoir divisé par deux le taux de mortalité des personnes atteintes. Seuls 0,61% des Brésiliens sont infectés. Environ un tiers des séropositifs reçoivent des ARV gratuits dans ce pays, en pointe dans la production de médicaments anti-sida, qui permettent de prolonger la vie des malades.
1,6 million de personnes infectées
Une expérience qui pourrait profiter au Mozambique, ancienne colonie portugaise, qui est l'un des pays le plus affecté par le virus du sida, avec 500 nouvelles contaminations par jour, un taux de prévalence de 16,2% et 1,6 million de personnes infectées.
Par ailleurs, et c'est ce qui rend possible le projet, il n'est pas tenu, en tant que pays pauvre, de respecter le droit international sur les brevets des médicaments : il peut ainsi produire des anti-rétroviraux en toute légalité et les exporter, ensuite, dans d'autres pays africains.
Aussi, ajouté au transfert de technologie, le Brésil s'engage à garantir la qualité des médicaments qui seront produits dès fin 2009 à Maputo, la capitale. Les matières premières destinées à la fabrication de huit types d'ARV, quant à elles, seront importées d'Inde.
Le projet est rendu possible par une directive de l'Organisation Mondiale du Commerce.
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