L'Europe ne s'engagera pas seule dans les vols habités

Oui, l'Europe est partante pour participer à des vols habités vers la Lune et Mars, mais « une aventure européenne en solo aujourd'hui ce n'est pas possible, c'est trop coûteux, en revanche nous pouvons participer à une aventure mondiale avec les Etats-Unis, avec la Russie, avec d'autres », a déclaré la ministre française de l'Enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse, à l'occasion du 40ème anniversaire des premiers pas de l'Homme sur la Lune.
Les Américains envisagent d'installer une base lunaire permanente, à l'image de l'actuelle Station spatiale internationale, aux alentours de 2018-2020. L'objectif ? Apprendre à travailler entre partenaires internationaux dans la perspective d'un vol habité à l'horizon du milieu du XXIe siècle.
Le retour sur la Lune se fera-t-il ? ...
Assurément, estime Jean-Pierre Haigneré, qui a volé à deux reprises dans l’espace à bord de la station Mir. Selon lui, « ce sera une reconquête de loa frontière de l'humanité, pour aller vers Mars.»
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A quoi ressemblera cette station et qu'est-ce que les hommes iront y faire au juste?
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Qui aura le droit d'aller sur la Lune ? Tout le monde .
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Interrogée sur l'intérêt, pour sa part, au retour sur la Lune, l'ancienne spationaute française, Claudie Haigneré, a déclaré : « Ce qui nous motive le plus c'est Mars, parce que Mars, c'est une planète qui ressemble à la Terre, où il y a peut-être eu de la vie . (...) J'aimerais que l'Europe se mobilise pour participer non pas comme un simple invité mais comme un réel participant contributeur ».
Donc, ... les Européens aussi ?
Le projet est aussi onéreux qu'ambitieux. Claudie Haigneré a rappelé qu' « on ne sait pas aller sur Mars maintenant [et que] nous avons encore beaucoup de problèmes techniques [à résoudre]». Pour autant, « nous ne pouvons pas être absents de cette aventure [de l'exploration spatiale habitée]», a assuré la ministre française de l'Enseignement supérieur et de la recherche ajoutant « mais nous pouvons pas nous y engager seuls ».
Le président exécutif du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS, Louis Gallois, a de son côté estimé dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde que « les vols spatiaux habités jouissent d'une priorité mondiale » avec notamment l'émergence de nouveaux acteurs comme la Chine, qui projette des missions habitées vers la Lune en 2030 et Mars en 2050.

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