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En finir avec le palu !

« Décider c'est vaincre » : Des responsables et experts internationaux se retrouvent à partir du 9 septembre 2008 à Paris pour faire avancer la lutte contre le paludisme, une maladie parasitaire qui fait plus d'un million de morts par an, principalement les pauvres.
(Première publication le 09/09/2008)
« Contrôler l'épidémie en tant que fardeau sanitaire et économique est à portée de main », a déclaré par l'ex-ministre française de la santé Michèle Barzach, présidente de Amis du Fonds mondial Europe, une association résolue à faire du paludisme « une maladie du passé ». La mobilisation internationale se tient à Paris, capitale française, toute la semaine.
« Les fonds apportés donnent des résultats tout à fait spectaculaires », souligne Michel Kazatchkine, président du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
C'est, en Afrique subsaharienne, la première cause de mortalité des enfants de moins de 5 ans : « Il [lui] en coûte 12 milliards de dollars par an, avec une cascade de conséquences : arrêts maladie, dépenses individuelles qui peuvent représenter plus de la moitié du budget des familles, poids jusqu'à 60% dans les dépenses de santé d'un pays impaludé », a souligné Michèle Barzach.
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Beaucoup d'espoir dans le recul de la maladie
Néanmoins, les avancées dans la lutte sont notoires : ainsi, le Vietnam a divisé par 100 le nombre de cas de paludisme entre 1992 et 2006. La mortalité des enfants de moins de 5 ans a diminué de 51% en Ethiopie. Au Brésil, le nombre de décès dû au paludisme a chuté de 60% entre 1989 et 1996.
Selon la nouvelle carte mondiale du paludisme, si 2,37 milliards de personnes risquent de contracter la maladie, près d'un milliard d'entre elles vivent dans des régions où ce risque est devenu très faible
« Il faut donner un dernier coup de rein »
Jadis traitée à base de chloroquine, à laquelle le parasite est devenu résistant, la maladie est aujourd'hui soignée à base d'artemisinine (ACT) mais les traitements sont plus de dix fois plus chers. Un projet du Fonds mondial pourrait permettre d'en réduire considérablement le coût. Par ailleurs les moustiquaires imprégnées de répulsif sont efficaces, mais leur distribution reste insuffisante et leur durée de vie n'est que de cinq ans.
En dix ans, les dépenses internationales sont passées de quelque 60 millions de dollars à plus d'1 milliard aujourd'hui, dont les deux tiers par le biais du Fonds mondial. Mais c'est encore insuffisant, note le Dr Awa Marie Coll-Seck, directrice exécutive du partenariat RBM (Roll back malaria, « Faire reculer le paludisme »), pour qui « on a besoin de trois fois plus ». « Il faut donner un dernier coup de rein », selon Michèle Barzach.
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Le plan Ban Ki-moon
Le président français Nicolas Sarkozy doit, quant à lui, inaugurer une exposition de photos, tandis que des réunions d'experts, de députés, responsables de coalitions nationales et un débat avec le secteur privé sont prévus. « On a suscité cette réunion à ce moment-là du fait de la présidence européenne de la France, pays-clé dans la lutte contre les pandémies », note MichèleBarzach.
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L'homme d'affaires américain Ray Chambers, nommé émissaire spécial de l'ONU pour la lutte contre le paludisme par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, sera à Paris. Ban Ki-moon a aussi lancé, à l’horizon du mois d’avril prochain, un plan visant à mettre fin à l'hécatombe en Afrique en moins de 1000 jours.
Pour en savoir plus :
Consulter
-le site de l'OMS
- le site de l'Institut de recherche et développement (IRD)

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