
La rencontre de Ouagadougou entre les Forces vives guinéennes et le médiateur Blaise Compaoré s'est achevée mercredi soir par une petite cérémonie de remise des propositions guinéennes. Les Forces vives réclament toujours le départ de la junte et la mise en place d'un nouvel organe de transition qui travaillerait durant six mois. Blaise Compaoré a rappelé aux Forces vives que la paix n'était pas entre ses mains mais entre celles des parties guinéennes. Dans les jours qui viennent, il recevra une délégation de la junte qui exposera à son tour les propositions de son chef, Dadis Camara.
Les revendications des Forces vives n'ont pas beaucoup varié depuis quelques semaines : départ de la junte, libération des personnes encore détenues, sécurité à Conakry et création d'un Conseil national de la transition dont le président serait trouvé hors du champ politique.
La rencontre de Ouagadougou aura aussi donné lieu à quelques crises de nerfs au sein des Forces vives. Ainsi l'ancien Premier ministre Lansana Kouyaté a été purement et simplement exclu de la séance de travail après avoir fait le forcing pour apparaître sur la liste de la délégation restreinte. Une mini tragédie qui traduit la méfiance croissante au sein des Forces
Reste que si les leaders des Forces vives ont le sentiment d'avoir été entendus par le médiateur, ils pourront aussi méditer cette phrase de Blaise Compaoré lors de la cérémonie de clôture de la rencontre : ce n'est pas le médiateur qui fait la paix, mais chacune des parties qui doit faire des concessions.

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