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Les ambitions de Copenhague revues à la baisse

La dernière réunion de négociations, placée sous l’égide de l’Organisation mondiale des Nations Unies (ONU), s’est achevée à Barcelone le 6 novembre 2009. Au terme d'une semaine de pourparlers, l’objectif, qui était de parvenir en décembre prochain à un nouvel accord mondial de lutte contre le réchauffement climatique semble compromis. Les négociations n’ont pas permis de progresser.
L’idée initiale lancée en décembre 2007 à Bali était de parvenir à un nouvel accord mondial avant la fin 2009, pour faire suite au protocole de Kyoto lequel arrive à expiration en 2012. Le Sommet de Copenhague prévu du 7 au 18 décembre devait permettre d’atteindre cet objectif.
Or, cette dernière réunion multilatérale à Barcelone, organisée sous l’égide de la convention-cadre des Nations-Unies et censée harmoniser les positions pour parvenir à un texte juridiquement contraignant montre que de nombreux facteurs compromettent les chances d'un succès.
La fracture entre les pays du Nord et ceux du Sud devient de plus en plus importante et les critiques contre les Etats-Unis (qui ne mettent aucun chiffre sur la table concernant leur réduction d’émission de carbone) s’amplifient. Dirigeants politiques et représentants de l’ONU ne sont toujours pas parvenus à s'entendre et les gouvernements pourraient ne s'orienter que vers « un accord politique fort ».
Le rendez-vous mondial au chevet de la planète sera-t-il ajourné?
Les pays en développement, estiment que les pays riches refusent de progresser : « A présent, les pays développés s’arrangent pour minimiser les attentes », a déclaré Lumumba Stanislaus Di-Aping, président du groupe des 77 auquel la Chine est associée et qui représente les pays pauvres.
En fait, les négociations sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre ont réellement débuté après que les représentants des 53 pays de l'Union africaine suivis de la Bolivie et du Vénézuela ont tapé du poing sur la table dès l'ouverture de la réunion multilatérale. Mais a reconnu John Ashe, président de ces pourparlers « Parvenir à des progrès significatifs à Barcelone n’était probablement pas possible, du fait de ce contretemps et de la perte de ces deux jours pour tenter d’arriver à une solution »
Quelques délégués présents à Barcelone ont même évoqué à l'issue de cette semaine, la possibilité d’une prolongations des discussions : « Tout reste à jouer à Copenhague pour parvenir à un solide accord juridiquement contraignant, et le processus devra se poursuivre au moins six mois, voire douze », constate Bill Hare, scientifique de l’Institut Postdam au centre de recherche allemand.

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