
Plusieurs pays africains appartenant au bloc communiste ont subi, plus ou moins directement, les conséquences de la dislocation du bloc communiste. Ce fut notamment le cas du Bénin. Des acteurs de la fin de la Guerre froide relatent leur expérience.
Le Bénin de 1989 offre un terrain propice aux changements politiques. Après plus de quinze ans d’un régime militaro-marxiste, conduit de main de fer par Mathieu Kérékou, le pays est alors en proie à une grave crise économique.
René Avognon, professeur d’histoire à Cotonou : « Les gens n’étaient pas payés. Les travailleurs passaient huit mois sans salaire. Sincèrement pour moi, c’était une atmosphère de morosité incroyable dans le pays. Il y avait ce qu’on appelle les CDA (les Comités révolutionnaires), les COF (les Comités des femmes), les organisations révolutionnaires étaient dans le quartier, dans le village, pour bâillonner le peuple ».
Alexis était aussi étudiant en 1989. Il se souvient de ce 9 novembre : « Quand j’ai entendu que le Mur de Berlin chutait, je me suis dit que le communisme n’avait plus d’avenir en Afrique. Et les faits m’ont donné raison. Le régime marxiste a compris qu’il fallait faire une transition et organiser une conférence nationale ».
La Conférence sera convoquée en février 1990. Elle débouchera sur l’instauration de la démocratie et du pluralisme dans le pays.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo
Technorati














