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Article publié le : mardi 17 novembre 2009 - Dernière modification le : mardi 17 novembre 2009

Copenhague : le ton monte et des clans se forment

Le président américain Barack Obama et le président chinois Hu Jintao, à Pékin, le 17 novembre 2009.
Le président américain Barack Obama et le président chinois Hu Jintao, à Pékin, le 17 novembre 2009.
Reuters / Jim Young

Par Anne Lobjoie

La France et le Brésil d’un côté, les Etats-Unis et les pays du Forum de coopération Asie-Pacifique (Apec), de l’autre : des clans se forment et la pression monte à trois semaines de l’ouverture du Sommet de Copenhague, prévu du 7 au 18 décembre 2009. Les plus gros pollueurs de la planète (la Chine et les Etats-Unis) refusent de s’engager véritablement. Un vent d’incertitude souffle sur la réunion climatique mondiale.

« Nous n’avons plus le temps pour fixer un accord juridiquement contraignant à Copenhague» a déclaré le président des Etats-Unis d’Amérique, Barack Obama, lors de sa visite a Singapour dimanche 15 novembre 2009.

Barack Obama et les dirigeants des pays de l’Apec ont jugé « irréaliste » l’idée de parvenir à un « protocole de Copenhague ». Le président des Etats-Unis a déjà effleuré le concept d’un accord en deux temps et de faire de cette rencontre, un rendez-vous intermédiaire.
 
Les Américains accepteraient de s’engager sur l’aide apportée aux pays pauvres frappés par le réchauffement climatique, mais souhaitent reporter à plus tard les engagements aliénants de réduction des émissions de gaz polluants.
 
De leur côté, le président français Nicolas Sarkozy et son homologue brésilien Luiz Ignacio Lula da Silva, ont rendu publique une position commune à laquelle ils veulent rallier l’Amérique du Sud, l’Afrique et la majeure partie des pays d’Asie et, ainsi, isoler les Etats-Unis et la Chine -surnommés le « G2 »- et les contraindre à faire des concessions.
 
Les présidents français et brésilien ont répondu positivement à l’invitation de quelque 191 chefs d’Etat et de gouvernement, du Premier ministre danois, Lars Loekke Rasmussen. Ils ont déclaré qu’ils se rendraient personnellement à Copenhague afin de soutenir leurs ministres respectifs de l’Environnement, Jean-Louis Borloo et Mme Marina Silva. Nicolas Sarkozy invite tous les dirigeants européens à faire de même.
 

La Chine et l'environnement

Notes de synthèse du Service Économie, Statistiques et Prospective (SESP) du ministère de l’Ecologie français (numéro spécial Chine-juillet 2008)

2008 : Le coût social de la seule pollution de l’air en Chine est estimé entre 3 et 7 % du PIB.

2004 : En dépit des efforts accomplis, la qualité de l’air dans certaines villes chinoises est parmi les pires du monde. Les pluies acides touchent 30 % du territoire et 215 des 526 agglomérations.

2008 : Les émissions de SO2 (dioxyde de soufre) progressent et l’intensité énergétique de l’économie par unité de PIB dépasse de 20 % la moyenne de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)

2008
: La Chine n’a pas atteint ses objectifs de lavage du charbon, dont les progrès sont lents; le nombre de véhicules a doublé et, bien qu’il soit encore faible, leur circulation représente déjà la principale source de pollution de l’air en milieu urbain.

1990-2008 : La production totale de déchets a augmenté de 80 %.

2008 : Certains de ces déchets sont stockés en attente de traitement futur ou mis en décharge sans contrôle. L’incinération et le recyclage ne représentent respectivement que 3 et 5 % du traitement des déchets municipaux, au bénéfice de la mise en décharge.

1980-2004 : Les émissions chinoises de CO2 (dioxyde de carbone) dues à la combustion d’énergie sont passées respectivement de 1 390 millions de tonnes à 4 732 millions de tonnes, soit une augmentation de 109,8%.

 
 

 

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