Copenhague : le ton monte et des clans se forment
La France et le Brésil d’un côté, les Etats-Unis et les pays du Forum de coopération Asie-Pacifique (Apec), de l’autre : des clans se forment et la pression monte à trois semaines de l’ouverture du Sommet de Copenhague, prévu du 7 au 18 décembre 2009. Les plus gros pollueurs de la planète (la Chine et les Etats-Unis) refusent de s’engager véritablement. Un vent d’incertitude souffle sur la réunion climatique mondiale.
« Nous n’avons plus le temps pour fixer un accord juridiquement contraignant à Copenhague» a déclaré le président des Etats-Unis d’Amérique, Barack Obama, lors de sa visite a Singapour dimanche 15 novembre 2009.
Barack Obama et les dirigeants des pays de l’Apec ont jugé « irréaliste » l’idée de parvenir à un « protocole de Copenhague ». Le président des Etats-Unis a déjà effleuré le concept d’un accord en deux temps et de faire de cette rencontre, un rendez-vous intermédiaire.
Les Américains accepteraient de s’engager sur l’aide apportée aux pays pauvres frappés par le réchauffement climatique, mais souhaitent reporter à plus tard les engagements aliénants de réduction des émissions de gaz polluants.
De leur côté, le président français Nicolas Sarkozy et son homologue brésilien Luiz Ignacio Lula da Silva, ont rendu publique une position commune à laquelle ils veulent rallier l’Amérique du Sud, l’Afrique et la majeure partie des pays d’Asie et, ainsi, isoler les Etats-Unis et la Chine -surnommés le « G2 »- et les contraindre à faire des concessions.
Les présidents français et brésilien ont répondu positivement à l’invitation de quelque 191 chefs d’Etat et de gouvernement, du Premier ministre danois, Lars Loekke Rasmussen. Ils ont déclaré qu’ils se rendraient personnellement à Copenhague afin de soutenir leurs ministres respectifs de l’Environnement, Jean-Louis Borloo et Mme Marina Silva. Nicolas Sarkozy invite tous les dirigeants européens à faire de même.
La Chine et l'environnement |
2008 : Le coût social de la seule pollution de l’air en Chine est estimé entre 3 et 7 % du PIB. 2004 : En dépit des efforts accomplis, la qualité de l’air dans certaines villes chinoises est parmi les pires du monde. Les pluies acides touchent 30 % du territoire et 215 des 526 agglomérations. 2008 : Les émissions de SO2 (dioxyde de soufre) progressent et l’intensité énergétique de l’économie par unité de PIB dépasse de 20 % la moyenne de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) |

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