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El-Baradeï presse Téhéran d'accepter l’offre internationale

Réunies à Bruxelles, les 6 grandes puissances négociant sur le nucléaire iranien se sont dites «déçues» vendredi par l'attitude de Téhéran, qui n'a pas répondu «positivement» à l'offre de l'AIEA sur l'enrichissement de son uranium. Selon un responsable qui a assisté à cette réunion et qui a souhaité garder l'anonymat, il y a eu une discussion sur les sanctions qui pourraient être prises contre l'Iran mais apparemment les six ont estimé que ce n'était pas le bon moment.
Aucune raison de tenir une nouvelle réunion technique. Telle est en substance la réponse de la France, par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères à la demande de l'Iran. Pour les autorités françaises ce débat est clos, depuis le refus mercredi du gouvernement iranien d'accepter la proposition qui constituait à faire sortir du pays quelque 1200 kilos d'uranium, pour le faire enrichir à l'étranger.
Réunis à Bruxelles, le groupe de 5 plus 1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, ainsi que l'Allemagne) s'est déclaré déçu ce vendredi par l'attitude iranienne. La France reconnaît qu'il va falloir désormais tirer les conséquences politiques du refus iranien.
En clair, d'ici la fin de l'année, des sanctions renforcées contre la République islamique pourraient être soumises au Conseil de sécurité des Nations unies. Avec une bonne chance de consensus depuis que le président chinois, allié indéfectible de Téhéran jusqu'à présent, a reconnu que l'Iran devrait assumer les conséquences d'un refus du compromis élaboré par le groupe des 5 plus 1.
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (l'AIEA) a pour sa part appelé les dirigeants iraniens à ne pas rater l’offre de dialogue de Barack Obama. Pour Mohamed el-Baradeï, c'est la possibilité pour l'Iran de tourner le dos aux sanctions. Rien ne dit pourtant que le diplomate égyptien soit entendu par le gouvernement iranien.

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