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Deux chefs de guerre congolais devant la Cour pénale internationale
Le procès de deux chefs de guerre s'ouvre aujourd'hui devant la Cour pénale internationale. Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo, respectivement commandants de groupes de milices Ngiti et lendu, sont accusés de crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Selon l'accusation, plus de 200 civils ont été tués lors d'un raid planifié sur un village situé à une vingtaine de km de Bunia la capitale provinciale.
L'accusation affirme que plus d'un millier de miliciens, commandés à l'époque par Germain Katanga et Mathieu Ndgudjolo, ont lancé en février 2003 une attaque généralisée et systématique sur le village de Bogoro habité par des populations d'une ethnie rivale les Hemas.
Les deux hommes devront répondre à sept chefs d'accusations notamment : meurtres, viols, traitements inhumains, pillages, ou encore utilisation d'enfants soldats. Surnommé Simba, Germain Katanga, transféré à La Haye en 2007 et Mathieu Ngudjolo un an plus tard, ont décidé de plaider non coupables.
Les juges estiment que près de 350 victimes de l'attaque de Bogoro, qui ont perdu des proches ou des biens, pourront participer au procès. Trois chefs de guerre congolais originaires de cette province de l'Ituri sont aujourd'hui sur le banc des accuses de la CPI. Le premier procès de la cour, celui de Thomas Lubanga, s'est ouvert en janvier dernier.
Les affrontements interethniques entre les diverses milices de l'Ituri ont fait entre 1999 et 2003 plusieurs dizaines de milliers de morts. Ces milices qui se disputaient le contrôle des ressources de la province notamment l'or le bois et le diamant, étaient soutenues politiquement et militairement par les régimes de Kampala, Kigali et Kinshasa.
De nombreuses ONG demandent au procureur de la CPI d'enquêter sur le rôle joué par de hauts responsables ougandais rwandais et congolais, pour qu'eux aussi répondent aussi de leurs actes devant la justice

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