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L’armée a repris le contrôle de Ndélé

La ville de Ndélé est sous le contrôle de l'armée gouvernementale centrafricaine. Cette ville du nord du pays a été attaquée dans la nuit de mercredi à jeudi par les rebelles de la Convention patriotique pour la justice et la paix (CPJP). La rébellion qui a annoncé un « retrait tactique » affirmait qu'elle s'était emparée de la localité et disait avoir capturé le préfet André Mazi. Celui-ci a été vu en public ce vendredi.
Les rebelles de la CPJP avaient dit s'être emparés de cette ville proche du Tchad et avoir capturé le préfet. En réalité, le général André Mazi n'a jamais en fait été capturé, mais il était bien la cible des rebelles qui ont simplement mis la main sur son véhicule de commandement. Selon des sources concordantes, la ville de Ndélé est, depuis ce vendredi, aux mains de l'armée qui a d'ailleurs ordonné l'envoi de renforts sur place, entre 120 et 150 soldats supplémentaires.
Selon divers témoignages, les rues de Ndélé sont vides. On n'a pas encore de chiffres, mais de nombreux habitants ont quitté la ville au moment des combats pour se réfugier dans les environs et hésitent à rentrer. Les autres restent terrés chez eux.
On n'a signalé ni pillage ni exaction lors de l'offensive des rebelles, ce qui tendrait à accréditer la thèse d'une opération aux buts politiques et non crapuleux comme c'est souvent le cas dans la région. De son côté, la CPJP reconnaît avoir quitté Ndélé, pour opérer ce qu'elle appelle, un « repli tactique ». Mais les rebelles promettent de « revenir en force ». Ils ont d'ailleurs vivement conseillé aux personnels des organisations non gouvernementales étrangères d'évacuer la ville en prévision d'une nouvelle attaque. Mais, pour l'instant, l'armée le déconseille fortement, car dit-elle, ces ONG seraient davantage exposés à l'extérieur de la ville.
Il faut noter que la CPJP n'a pas intégré le processus de paix entre les autorités centrafricaines et plusieurs mouvements politiques armés. La CPJP a quitté l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) qui a signé en avril 2008 et juin 2009 des accords de paix avec Bangui. Ce mouvement rebelle est dirigé par Charles Massi qui a été plusieurs fois ministre lorsque l'ancien Ange-Félix Patassé était président. La ville de Ndélé avait déjà été attaquée par ce même groupe rebelle fin 2008 et en juin 2009.

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