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    Minarets et armes : deux référendums provoquent le débat en Suisse

    media Le gouvernement suisse a pris fait et cause contre l’initiative incitant la population à rejeter une proposition qualifiée de « dangereuse » pour l’image du pays. Reuters / Christian Hartmann

    Les Suisses se prononcent ce dimanche par référendum sur l'interdiction des minarets et la prohibition des exportations d’armes. La question des minarets a suscité une propagande électorale aux relents xénophobes. C'est la droite populiste qui veut proscrire la construction de minarets dans un pays qui n'en compte que 4 pour quelque 400 000 musulmans.

    Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu

    La campagne a été très chaude, très chaude s’agissant surtout des minarets. C’est l’extrême droite qui a ouvert le débat en enfourchant une nouvelle fois son cheval de bataille favori, à savoir la lutte contre les étrangers engagée cette fois-ci sur le terrain de la religion.

    « Les minarets ne sont que les symboles d’un islam politique conquérant, nullement obligatoires selon le Coran ». Tout est parti de cette affirmation. Les nationalistes ont ainsi nourri la campagne lancée en vue de leur interdiction.

    Selon les règles de la démocratie directe en vigueur dans le pays, il suffit de récolter la signature de 100 000 citoyens pour obtenir la mise sur pied d’une consultation populaire à l’échelon de la nation. La proposition d’interdiction de toute nouvelle construction de minarets est donc soumise au peuple ce dimanche.

    Au risque de mettre en péril la paix religieuse, les populistes ont eu recours à des slogans, à des images virulentes, comme ces images affichées, placardées à travers le pays montrant un drapeau suisse entouré de femmes voilées et transpercé de minarets en forme de fusée. Pour attiser la haine et suggérer que les musulmans de Suisse représentent un grave danger pour le pays, il n’y avait pas mieux.

    Mais les musulmans sont quelque 400 000 en Suisse pour 8 millions d’habitants. Cinquante mille d’entre eux pratiquent leur religion. Ils disposent tout au plus de quatre mosquées dont les minarets ne sont d’ailleurs pas utilisés pour appeler à la prière.

    Un non nuirait à l'image du pays

    Le gouvernement suisse a pris fait et cause contre l’initiative incitant la population à rejeter une proposition qualifiée de « malvenue », de « dangereuse » pour l’image du pays. L’Exécutif n’est d’ailleurs pas le seul à s’exprimer en ce sens. A l’exception des populistes de la droite dure, tous les partis (le Parlement, les corps constitués, le Conseil des églises qui regroupe notamment les chrétiens et les juifs) sont montés aux barricades pour dénoncer une discrimination inacceptable.

    Devant cette levée de boucliers, les promoteurs de l’interdiction ont insisté pour souligner qu’ils ne visaient en aucune façon à interdire la construction de nouvelles mosquées et que seuls les minarets étaient visés.

    Selon les derniers sondages, le peuple devrait rejeter l’interdiction, mais le résultat s’annonce, si ce n’est indécis du moins serré.

    La votation sur les exportations d’armes

    Cette fois-ci, c’est la gauche qui mène la danse. Elle veut faire stopper les livraisons d’armes aux pays qui sont en guerre comme le Pakistan et le Tchad. Et la manière la plus simple à leur avis serait de mettre un terme à toutes les exportations. Elles ne représentent guère que 0,5% des exportations totales de la Suisse, mais il s’agit en fait d’une question d’honneur.

    Actuellement l’Exécutif dit contrôler parfaitement le flux d’armement et seules les ventes destinées à des pays en paix seraient autorisées. « C’est insuffisant », réplique le Groupe pour une Suisse sans armée (GSSA), à l’origine du vote. Il convient à ses yeux de faire coïncider la neutralité avec la moralité.

    Là encore les sondages laissent croire à un rejet.
     

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