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Journée mondiale de lutte contre le Sida  - 
Article publié le : mardi 01 décembre 2009 à 06:14 - Dernière modification le : mardi 01 décembre 2009 à 11:17

Sida : traiter mieux et le plus tôt possible

En Inde, des militants anti-Sida ont manifesté ce 30 novembre dans le sanctuaire de Nalsarovar Bird (Gujarat)
En Inde, des militants anti-Sida ont manifesté ce 30 novembre dans le sanctuaire de Nalsarovar Bird (Gujarat)
Reuters / Amit Dave

Par RFI

Ce 1er décembre, c'est la 21ème édition de la Journée mondiale du Sida. Selon le rapport de l'organisation Onusida, le nombre de nouvelles infections a décru de plus de 17% ces huit dernières années mais pour réduire le nombre des infections et surtout sauver des vies, l'Organisation mondiale de la santé recommande des mesures concrètes, notamment concernant la précocité des traitements.

En Indonésie, le préservatif reste un tabou

Le préservatif représente moins d'1% des moyens de contraception utilisés dans l’archipel. Alors ce mardi, le gouvernement relance sa « Semaine nationale du préservatif ». Une campagne de prévention mise à mal par de nombreux groupes conservateurs et une large partie de la population de ce pays à majorité musulmane.

 

01/12/2009 par Marie Normand

Le VIH/Sida est la première cause de mortalité des femmes à travers le monde. Ainsi le sous-directeur de l’Organisation mondiale de la Santé chargé du VIH/Sida, du paludisme et des maladies tropicales négligées, veut généraliser certaines mesures, notamment dans les zones à forte prévalence.

Parmi ces mesures, commencer plus tôt les traitements antirétroviraux et chez l’adulte et chez l’adolescent, en faciliter la prise et les utiliser plus longtemps en ce qui concerne les mères séropositives afin de limiter la transmission du virus vers l’enfant, ainsi que pendant l’allaitement. Des dispositions qui permettent de renforcer le système immunitaire et ramener le risque de transmission de la mère à l’enfant à moins de 5 %.

L’OMS précise encore que certains produits thérapeutiques de première ligne sont encore utilisés du fait de leur faible coût comme la stavudine dans les pays en développement. Or, elle est responsable d’effets secondaires irréversibles, aussi l'OMS recommande d’autres produits moins toxiques comme l’AZT.

Autre point souligné par l’agence onusienne, encourager les tests de dépistage. Trop souvent malheureusement les porteurs du VIH ne se signalent qu’à l’apparition de symptômes. 2,7 millions nouvelles infections sont encore enregistrées chaque année c'est pourquoi l’OMS préconise ces différentes recommandations à plus grande échelle.

Légère reprise de l'épidémie en Ouganda

Longtemps décrit comme un exemple pour sa politique de lutte contre le Sida, l’Ouganda est confronté depuis plusieurs années à une légère reprise de l’épidémie qui s’était momentanément stabilisée à la fin des années 1990.

Les premiers cas de sida avaient été diagnostiqués en Ouganda en 1982 dans une localité commerçante de la région de Rakaï, sur le lac Victoria. Personne ne connaissait alors ce virus que les populations locales ont appelé la «maladie de la maigreur». Les premiers programmes de prévention n’ont été mis en place que cinq plus tard avec la prise de pouvoir de Yoweri Museveni et la fin de la guerre civile. A l’époque, certains centres urbains connaissaient des taux de prévalence de près de 30%. Après plus d’un million de morts et une vigoureuse campagne de prévention basée sur la popularisation de l’usage des préservatifs, ainsi que sur la promotion de valeurs sociales telles que la fidélité et l’abstinence, le taux est retombé à un peu plus de 5% à la fin des années 90 pour remonter depuis à plus de 6%.

Les causes de cette légère reprise de l’épidémie sont multiples. Avec la popularisation des traitements antirétroviraux, le sida n’est plus perçu comme étant une peine de mort ; les nouvelles infections concernent des tranches de population qui n’avaient pas été ciblées par les campagnes de prévention, en particulier les couples mariés ; enfin, sous la pression de quelques groupes de pression religieux, l’usage des préservatifs n’a pas été encouragé.
 

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(3) Réactions

pitoyable.

pitoyable.

"Le virus du SIDA est

"Le virus du SIDA est tellement gros qu'il traverse le préservatif"
Je voudrais savoir vraiment dans lequel étudo cientifique ce sage monsieur a trouvé cette information. C'est incroyable comme les gens peuvent être si hypocrites.

Nous devons faire de plus mieux ça.

Oui nous devons faire le plus mieux pour que ce taux de prévalence atteigne le tout dernier degré du décroissement c-à-d, nous devons aller jusqu,au 3 pourcents et que prochainement le resultat doit paraitre avec 0 pourcent.j,aimerai bien que nous puissions travailler conjointement pour une éradication définitive du VIH/SIDA.
je suis certainement convencu que DIEU est en voie de nous reveler le tout dernier secret pour trouver une theurapétique nette et définitve pour l,éradication de ce fléau qui décime les populations.
Mes remerciements.

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