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    Le Congrès refuse le retour au pouvoir de Manuel Zelaya

    media Porfirio Pepe Lobo a été élu président du Honduras, le 29 novembre 2009. Reuters / Edgard Garrido

    Après une session marathon du Congrès hondurien, les députés ont finalement refusé de réinstaller au pouvoir le président déchu Manuel Zelaya.

    Le Parti national, auquel appartient le nouveau président Porfirio Pepe Lobo élu ce dimanche, a fait pencher la balance, les 55 représentants nationalistes ayant décidé de voter contre le retour au pouvoir du président renversé il y a cinq mois.

    Avec notre envoyé spécial à Tegucigalpa, Patrick John Buffe

    En refusant de réinstaller Manuel Zelaya, le Congrès ratifiait de fait le coup d’Etat du 28 juin dernier.

    Cette décision des parlementaires peut être lourde de conséquences, car elle empêche un rétablissement de l’ordre constitutionnel, une exigence de la communauté internationale pour reconnaître les nouvelles autorités élues et normaliser ses relations avec le Honduras. Cela va compliquer la gestion du nouveau président qui ne disposera pas de l’aide internationale gelée depuis le putsch.

    Et pourtant, Porfirio Lobo avait le pouvoir de donner des consignes de vote aux députés de son parti afin qu’ils se prononcent en faveur du rétablissement de Manuel Zelaya. Il n’a pas eu la volonté politique de le faire. Et c’est étonnant de la part de celui qui se veut l’homme du dialogue et de la réconciliation nationale.

    Dans ces conditions, le Honduras n’est pas près de résoudre la crise politique qu’il traverse, même si le gouvernement en place croyait que les élections de dimanche allaient être la solution. La décision du Congrès ne change en rien à la situation du pays : Manuel Zelaya va rester dans l’ambassade du Brésil, Roberto Micheletti gouverner jusqu’en janvier et les manifestants anti-putschistes continuer à descendre dans les rues.
     

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