France - 
Article publié le : vendredi 04 décembre 2009 - Dernière modification le : vendredi 04 décembre 2009

Le débat sur l'identité nationale ne déplace pas les foules

Une femme, qui a récemment acquis la nationalité française, regarde son décret de naturalisation français lors de la « cérémonie d'accueil de citoyenneté», à Nice dans le sud de la France, le 4 décembre 2009.
Une femme, qui a récemment acquis la nationalité française, regarde son décret de naturalisation français lors de la « cérémonie d'accueil de citoyenneté», à Nice dans le sud de la France, le 4 décembre 2009.
Reuters/Eric Gaillard

Par RFI

Les préfets, les sous préfets, les parlementaires, les élus locaux se sont mobilisés dans les différents départements pour organiser des réunions publiques. Jeudi 3 décembre, c'est à Dignes-les-Bains dans les Alpes de Haute-Provence que s'est déroulée la discussion. Un autre rendez-vous est prévu à Paris cette fois, à l'institut Montaigne, ce vendredi.

Avec notre envoyé spécial à Dignes-les-Bains, Sylvie Koffi

Cette rencontre, pilotée par le préfet issu de la diversité d’origine camerounaise Pierre Ngahane, n’a pas attiré les foules. A peine 80 personnes se sont déplacées.

Un préfet qui malgré quelques tentatives n’a pas osé s’approprier le débat et a respecté le cadre imposé par le ministère de l’Immigration avec cette question essentielle : « Etre Français, qu’est-ce que cela veut dire ? ».

François Fillon, Premier ministre français

Ce qui doit être combattu, Mesdames et Messieurs, c’est l’intégrisme mais surtout pas les musulmans.

 

04/12/2009 par Florent Guignard

La discussion s’est donc limitée aux valeurs et aux symboles de la République : le drapeau, la Marseillaise, l’apprentissage de la langue française, bref rien de neuf.

Ce grand débat sur l’identité nationale se poursuit ce vendredi à l’Institut Montaigne à Paris. Contre toute attente, le chef de l’Etat qui devait être présent a décliné l’invitation. Et c’est finalement le Premier ministre, François Fillon, qui le remplace.

L’Elysée a considéré que le chef de l’Etat avait déjà beaucoup traité du sujet à l’occasion de son déplacement dans la Drôme le 12 novembre. C’était à La-Chapelle-en-Vercors, haut lieu de la résistance, que Nicolas Sarkozy a justifié ce grand débat sur l’identité nationale en estimant qu’« il serait dangereux de ne pas en parler, de faire comme si tout allait bien ».

tags: France - François Fillon - Questions sociales
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