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Une stratégie francophone pour Copenhague  - 
Article publié le : vendredi 04 décembre 2009 à 17:08 - Dernière modification le : vendredi 04 décembre 2009 à 20:43

Des opérateurs mobilisés de longue date

L'opération "1 Parisien,  1 arbre" vise à planter au moins 2000 ha dans des pays en développement de l'espace francophone.
L'opération "1 Parisien, 1 arbre" vise à planter au moins 2000 ha dans des pays en développement de l'espace francophone.
IUCN

Par Ariane Poissonnier / MFI

Sujet dont la transversalité est désormais reconnue, le développement durable irrigue les actions de la Francophonie en général et de ses opérateurs en particulier, qu’ils soient opérateurs directs ou organe consultatif. Petite revue de ces contributions, ponctuelles pour Copenhague ou au long cours.

TV5Monde : Copenhague à l’antenne, Ecran vert en DVD

La rédaction de TV5Monde sera à Copenhague pour couvrir le Sommet consacré au réchauffement climatique. Le dispositif éditorial sur les antennes prévoit notamment une page Copenhague dans les JT, notamment celui de 18 heures, la production de sujets autour des délégations du "sud" et la reprise des sujets des partenaires, notamment les reportages de terrain sur les effets du réchauffement aux quatre coins du monde. Une édition spéciale est prévue. Les programmes reprendront l’émission spéciale de France 2 Un soir pour la terre le 9 décembre.

TV5Monde propose aussi une page spéciale sur son site, avec notamment des vidéos du WWF (« Les animaux racontent le réchauffement climatique »), de multiples entretiens avec des experts et des fiches pratiques : qu’est-ce qui pollue (industrie, élevage, mode de vie..) ? Qui pollue plus et qui pollue moins (pays et détails) ? Quels gestes du quotidien pour protéger l’environnement ?… Et un concours organisé autour du thème : quelles sont vos bonnes idées pour protéger l’environnement ?

TV5Monde mettra également à disposition sur le stand de la Francophonie 200 exemplaires d’un dvd reprenant l’émission spéciale consacrée au réchauffement climatique par son magazine Ecran vert, présenté par David Delos. Cette émission s’intéresse aux conséquences du réchauffement climatique sur l’environnement, l’homme et la biosphère, et pose la question des solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. David Delos reçoit des experts pour débattre, notamment, des réponses des États, collectivités, entreprises et citoyens face à cette menace.

AUF : visio-conférence et co-animation du stand francophone

L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) est présente sur tous les continents, avec 66 implantations rattachées à neuf bureaux. Partenaire des établissements d’enseignement supérieur et de recherche qui ont choisi le français comme langue d’enseignement, cette association d’universités propose plusieurs programmes de coopération. L’AUF fédère aujourd’hui un réseau de 710 établissements répartis sur tous les continents, dans 85 pays dont 53 sont membres de l’Organisation internationale de la Francophonie. La France, le Vietnam, l’Algérie et le Canada sont respectivement les pays dans lesquels l’Agence compte le plus grand nombre de membres.

A Copenhague, la participation de l’AUF sera assurée sous deux formes. La première est la contribution à la conférence scientifique du lundi 7 décembre intitulée Les agricultures africaines face aux changements climatiques. L’AUF compte relayer par visio-conférence à quelques uns de ses campus numériques la conférence magistrale donnée par le professeur Marc Dufumier, d’AgroParisTech. La seconde est la co-animation du stand de la Francophonie, où seront exposées les réalisations soutenues par l’Agence dans les domaines directement ou indirectement liés au thème des changements climatiques. Il s’agit de synthèses de projets de recherche du réseau Environnement et développement durable et des revues et ouvrages édités ou co-édités par l’AUF.

L'Université Senghor : former des experts en gestion de l’environnement

L’Université Senghor, université internationale de langue française au service du développement africain basée à Alexandrie, en Egypte, dispense principalement un master en Développement qui compte actuellement sept spécialités dont l’une est intitulée « Gestion de l’environnement ». En deux années d’études, les étudiants abordent les grandes thématiques environnementales (écologie, agroforesterie, changement climatique, eau, aires protégées, déchets, etc.) dans leurs aspects propres aux pays africains, en veillant à mettre en œuvre le leapfrogging («saut de grenouille») selon lequel les pays en développement peuvent directement tirer profit des avancées technologiques. Ainsi, les meilleures pratiques sont enseignées, afin de favoriser un développement qui, d’une part, évite de reproduire des modes de consommation et de production qui ne seraient pas les « meilleurs disponibles » et, d’autre part, intègre les réalités africaines dans leurs aspects écologiques, sociaux, économiques et politiques.

Actuellement dirigé par Thierry Verdel, le Département Environnement a vu le jour dès l’ouverture de l’Université en 1990, suite à la demande du Premier ministre canadien, Brian Mulroney, selon lequel l’on ne pouvait pas concevoir une université au service du développement sans tenir compte des préoccupations environnementales ni s’assurer du caractère soutenable dudit développement.

L’Université Senghor et ses partenaires ont également mis en place un module court de formation en économie et politique de gestion des ressources naturelles. Ce module de 12 jours porte notamment sur les instruments, les méthodes et les outils d’aide à la décision. Les cinq premières éditions (2004 à 2008) ont permis de former 220 cadres – de l’espace francophone et en particulier de l’Afrique – des secteurs publics, parapublics et privés, les formateurs relevant de centres du Sud et du Nord.

L’AIMF : gestion urbaine et développement durable

Opérateur de la Francophonie pour la coopération décentralisée, l’Association internationale des maires francophones (AIMF), née en 1979, est un réseau de villes au service du développement des collectivités locales. Elle a, depuis plusieurs années, encouragé la réflexion et les échanges de savoir-faire autour de la question du développement durable. Depuis 2008, elle a activé une Commission permanente Villes et développement durable qui, sous la présidence de la ville de Lausanne, offre aux villes membres de l’AIMF un cadre d’échange sur les problématiques environnementales de la gestion urbaine : urbanisme durable, politiques énergétiques, éco-quartiers, agenda 21, gestion des déchets.

Au cours des dernières années, l’AIMF s’est par ailleurs engagée, aux côtés de la Ville de Paris, dans un projet de reforestation au Cameroun et en Haïti. En rendant possible le reboisement de plus de 1000 hectares, le projet « Un Parisien, un arbre » aura un impact réel sur les écosystèmes et sur la limitation des gaz à effet de serre. Financé par les dons des particuliers et des entreprises, ce projet a également vocation à sensibiliser les citoyens et à faire naître une véritable solidarité environnementale.

L’Assemblée Parlementaire de la Francophonie : une commission dédiée

L’APF, organe consultatif de la Francophonie, a institué une commission présidée par le député burkinabè Mahama Sawadogo. Elle s’intéresse de près à la question du développement durable, thème du Sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Ouagadougou en novembre 2004 : elle a joué un rôle central dans la rédaction de l’Avis de l’APF qui a été soumis à l’attention des Chefs d’États qui participaient au Sommet. Elle a fait de ce sujet un thème récurrent, objet d’un rapport de suivi lors de chaque réunion touchant aux actions engagées par l’OIF et l’IEPF en matière de développement durable depuis 2005.

La déforestation, la gestion des déchets et les énergies renouvelables sont quelques-uns des sujets qui ont retenu l’attention de la Commission au cours des dernières années et qui ont donné lieu à la rédaction de rapports et de résolutions. La Commission examinera lors des prochaines rencontres les questions liées à la biodiversité.

A la Conférence de Copenhague une délégation de cinq parlementaires spécialistes des questions liées au changement climatique rejoindra la délégation de la Francophonie. En amont de la conférence, un séminaire de sensibilisation des parlementaires sur les questions du développement durable est organisé avec la collaboration de l’Institut de l’Energie et de l’Environnement de la Francophonie (IEPF) à Lomé (Togo) du 1er au 3 décembre 2009. La commission a noué des relations étroites avec l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF) et participe au réseau mondial d’information sur le développement durable Médiaterre.

tags: Coopération et Développement - Francophonie - Réchauffement climatique - Sommet de Copenhague
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