Le Brésil en grand arroi à Copenhague

Sept cents Brésiliens participeront au sommet organisé par les Nations unies : ONG, comme représentants du gouvernement. Le président viendra participer à la fin des travaux.
Avec notre correspondante à Brasilia, Annie Gasnier
Pour diriger la délégation officielle, le président Lula a désigné sa chef de cabinet, Dilma Rousseff. Le choix est surprenant, car cette ancienne ministre des Mines et de l´énergie est aujourd´hui en charge des grands travaux d´infrastructures du pays, dont le programme multiplie, par exemple, les grands chantiers en Amazonie avec construction de routes, de ponts et des barrages qui éventrent la forêt.
Mais Dilma Rousseff étant la dauphine déclarée du président, elle va bénéficier d´une tribune internationale pour colorer de vert son discours. En campagne l´an prochain, elle pourrait avoir pour adversaire l´ancienne ministre, connue et respectée du milieu environnemental, Marina Silva.
Le Brésil arrive à Copenhague avec des propositions chiffrées mais floues. Brasilia a l´intention de réduire de 36 à 39% ses émissions de gaz polluants, et de 80% la déforestation en Amazonie. Un but pour lequel il aimerait être aidé, et remplir son Fonds amazonien grâce aux collaborations des pays riches, les premiers pollueurs de la planète.

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