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Des Ouïghours en fuite au Cambodge
Une vingtaine de Ouïghours qui craignent des représailles ont fui la Chine et trouvé refuge au Cambodge où ils ont demandé l'asile politique, après les violences ethniques qui ont secoué la province du Xinjiang. La justice chinoise a déjà prononcé une vingtaine de condamnations à mort. Et les associations dénoncent des arrestations en masse au sein de la communauté ouïghoure.
Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin
Vingt-deux Ouïghours en provenance de Chine sont arrivés il y a quelques jours au Cambodge où ils ont demandé l'asile politique par l'intermédiaire du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Certaines de ces personnes ont témoigné des violences exercées par la police chinoise sur les membres de la communauté ouighoure, après les émeutes du mois de juillet. Et ces cas ne seraient pas isolés. D'autres membres de cette minorité chinoise auraient également cherché refuge au Vietnam, mais on est sans nouvelle d'eux pour l’instant.
Une volonté de fuir alors que les condamnations se multiplient quelques mois après les émeutes d'Urumqi. Les procès et les condamnations se succèdent à un rythme soutenu, avec des peines très lourdes. La justice chinoise a encore prononcé vendredi trois nouvelles peines de mort. Dix-sept personnes reconnues coupables de meurtre ont déjà été condamnées à la peine capitale. Plus d'une dizaine ont déjà été exécutées.
Une justice jugée très expéditive et qui surtout manque de transparence. C'est le reproche qui a été adressé à Pékin par le gouvernement américain. Le porte-parole du département d'Etat a exhorté la Chine à respecter les droits des citoyens. La chine a immédiatement répliqué en affirmant que les personnes condamnées étaient des criminels, et qu'elles ont été traitées conformément à la loi.

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