Le maire de Kaboul condamné pour corruption

Le maire de Kaboul a été condamné lundi à quatre ans de prison pour gaspillage de fonds publics. Le tribunal le somme de rembourser l’argent et l’a démis de ses fonctions. Cette condamnation intervient alors que le président Hamid Karzaï, réélu au terme d’un scrutin entaché de fraudes, a promis à la communauté internationale de lutter contre la corruption.
Avec notre correspondant à Kaboul, Luc Mathieu
Mir Abdul Ahad Sahbi, le maire de Kaboul, n’était pas présent à son procès, mais un mandat d’arrêt a été émis juste après la décision du tribunal. C’est la première fois qu’une personnalité publique de si haut niveau est condamnée pour corruption.
Cette condamnation intervient trois semaines après le discours d’investiture d’Hamid Karzaï qui a promis de s’attaquer à la corruption, qui gangrène le pays jusqu'au sommet du gouvernement. Plusieurs dirigeants occidentaux, dont les Etats-Unis et Kai Eide, le représentant des Nations unies en Afghanistan, avaient menacé le président afghan de diminuer l’aide internationale s’il ne prenait pas les mesures nécessaires.
La condamnation du maire de Kaboul laisse cependant les diplomates occidentaux sceptiques. Mir Abdul ahad Sahbi n’a été jugé que pour une infraction estimée à 11 000 euros. Il se pourrait donc qu’il ait juste servi d’exemple et de gage de bonne volonté du président afghan.

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