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Article publié le : jeudi 10 décembre 2009 - Dernière modification le : jeudi 10 décembre 2009

Le cargo A400M doit prendre son envol

L'avion de transport militaire Airbus A400M.
L'avion de transport militaire Airbus A400M.
Source : Ministère de la Défense

Par RFI

C'est ce vendredi 11 décembre 2009, que l'avion cargo militaire européen doit effectuer son premier vol, depuis la piste de l'aéroport de Séville où est situé l'usine d'assemblage d'Airbus Military, la filiale du groupe de défense EADS.

L'équipage sera composé de 6 personnes : deux pilotes, un Britannique et un Espagnol, ainsi que de quatre ingénieurs navigants français.

L'énorme cargo décollera vers 9 heures TU pour un vol inaugural.

Malgré des retards de 3 à 4 ans, et un partage industriel hasardeux l'A400M reste un programme phare pour l'industrie européenne de défense. Le coût global du programme atteindrait aujourd'hui 27 milliards d'euros. C'est l'illustration des retards accumulés par le programme A400M. Le cargo militaire européen doit effectuer son premier vol, au moment où en principe il aurait dû entrer en service dans les armées européennes.

EADS le reconnaît aujourd'hui : le contrat signé en 2003 qui prévoyait le développement d'un avion militaire entièrement nouveau en seulement 6 ans et demi était totalement irréaliste.

Pour le constructeur, effectuer ce premier vol, avant la fin de l'année, est toutefois la preuve que l'A400M est de nouveau en piste malgré les difficultés de mise au point. Même si techniquement l'avion va désormais pouvoir débuter sa période d'essais en vols, d'un point de vue financier, l'A400M n'est pas encore sorti d'affaire.

Selon un audit commandé par l'Occar, l'organisme qui réunir les 6 partenaires européens de l'appareil, le coût du programme a augmenté de 40 % et il faut maintenant trouver les cinq milliards d'euro supplémentaires pour mener à bien la construction des 180 appareils prévus.

L'Allemagne souligne qu'elle est attachée au «respect du contrat initial» et serait donc en droit de réclamer des pénalités de retards. La France demande à EADS de faire preuve «de souplesse» afin de parvenir à une «solution».

Les négociations se poursuivent mais certains clients comme l'Afrique du Sud ou la Malaisie s'impatientent, et décident d'annuler ou de repousser leurs commandes.
 

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