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    Europe

    Catalogne, une consultation qui exaspère les Espagnols

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    Un référendum « symbolique » sur l’indépendance de la Catalogne est organisé ce 13 décembre 2009 dans 170 communes de cette région du nord-est de l’Espagne. Tous les résidents âgés de plus de 16 ans, y compris immigrés, pourront participer au scrutin

    qui se déroulera en grande partie dans des locaux associatifs, donc privés.

    Sept cent mille Catalans, sur une population totale de 7 500 000, sont invités à répondre ««oui» ou «non» à la question : « Etes-vous favorable à ce que la Catalogne soit un Etat souverain, social et démocratique, intégré dans l'Union européenne? ».
    Les plateformes citoyennes indépendantistes organisent la consultation pour défendre le statut de la Catalogne. Elles appellent tous les Catalans à voter y compris les émigrés et les jeunes de plus de 16 ans alors qu’il faut avoir 18 ans et être un ressortissant de l'Union européenne pour voter lors d’une consultation officielle.

    Un premier référendum symbolique « sur l'indépendance de la Catalogne » a eu lieu le 13 septembre 2009, dans une petite commune catalane, Arenys de Munt. Un tiers des 6 500 habitants de cette commune a voté et le «oui» l’a emporté avec 96% des suffrages. Un résultat qui a encouragé l’organisation de cette nouvelle consultation qui n’a aucune valeur juridique mais déclenche malgré tout la colère d’une bonne partie des Espagnols. L’Espagne est le pays le plus décentralisé d’Europe. Ses régions ont une très grande autonomie. La Catalogne a même un statut qui la désigne comme une nation.

    C’est ce terme qui est remis en cause par les Espagnols qui, dans leur grande majorité, considèrent que la Catalogne est une région comme une autre. Quand on leur demande « Croyez-vous que la Catalogne constitue réellement une nation ? » 79% des Espagnols répondent non, d’après un sondage publié par le quotidien El Pais.  Cette question sera tranchée prochainement par le tribunal constitutionnel espagnol à la demande de la droite qui ne veut pas de ce statut d’autonomie élargie approuvé en 2006 par les Parlements catalan et espagnol.

    L'arbitrage du tribunal constitutionnel

    Le tribunal constitutionnel espagnol examine actuellement la constitutionnalité du nouveau statut d'autonomie de la Catalogne. Il pourrait rejeter le terme « nation » inscrit dans le préambule du nouveau statut de la Catalogne. Un terme insupportable pour les conservateurs du Parti populaire, le principal parti d'opposition en Espagne, qui ont déposé un recours il y a trois ans.

    Un tiers des articles du statut catalan pourrait être jugé contraire à la Constitution par les hauts magistrats. L'usage de la langue catalane, le drapeau, l'hymne et la fête nationale, tous ces symboles pourraient être tout simplement gommés par les juges.
    Les indépendantistes catalans ont bien l’intention de se battre pour défendre leur statut. Ils disposent d’un large soutien au sein de la population, surtout chez les supporteurs de football. Le président du FC Barcelone, un des piliers du nationalisme catalan, Joan Laporta, convaincu que l’indépendance de la Catalogne est possible, vient de déclarer que « c’est pour cette raison que la consultation fait peur ».

    Le verdict des juges, qui doit tomber ce mois-ci, pourrait également plonger le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero dans une profonde crise politique. A l'origine de la refonte du statut de la Catalogne, les socialistes ont besoin du soutien des partis catalans au Parlement espagnol.

    La guerre des médias

    La presse catalane a fait bloc en publiant un communiqué commun sous le titre « La dignité de la Catalogne » pour défendre le statut de la région la plus riche d’Espagne. Elle souligne que ce statut a été approuvé par le Parlement régional catalan, par le Parlement espagnol et par les Catalans eux-mêmes lors d'un référendum régional et que la Constitution espagnole, dans son article 2, décrit le pays comme composé de régions et de nationalités. Tout changement, menace-t-elle, provoquerait une réaction unitaire en Catalogne.

    La riposte de la presse de droite espagnole n’a pas tardé. Les quotidiens El Mundo et ABC opposent « la dignité des Espagnols » et « la dignité de la Constitution », à « la dignité de la Catalogne ». Elle rappelle que « nul n'est au-dessus des lois et encore moins de la Constitution. Tant qu'elle ne sera pas modifiée, la Constitution établit un tribunal constitutionnel chargé d’examiner la constitutionnalité des lois. C'est sa fonction, et si elle ne plaît pas à quelqu'un, qu'il propose un changement de Constitution », ajoute El Mundo. Seul le quotidien économique El Economista tente de calmer le jeu en estimant que « la majorité des Catalans acceptera le jugement sans faire de drame ».

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