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Sommet de Copenhague - 
Article publié le : jeudi 17 décembre 2009 à 11:26 - Dernière modification le : jeudi 17 décembre 2009 à 11:28

Les négociations sur le climat dans l’impasse

Les policiers font face aux manifestants devant le centre de conférence de Copenhague, le 16 décembre 2009.
Les policiers font face aux manifestants devant le centre de conférence de Copenhague, le 16 décembre 2009.
REUTERS/Pawel Kopczynski

Par RFI

Alors que les chefs d’Etat et de gouvernement commencent à arriver dans la capitale danoise, les négociateurs ne sont toujours pas parvenus à s’entendre sur un texte commun, à moins de deux jours de la fin du sommet de Copenhague. Revue des raisons de ce blocage.

Avec notre envoyé spécial à Copenhague, Sylvain Biville

Premier point de blocage : il n’y a toujours pas d’accord sur les gaz à effet de serre. Seuls les pays industrialisés doivent-ils réduire leurs émissions, au nom de leur « responsabilité historique » dans le réchauffement de la planète ? Ou bien faut-il aussi fixer des objectifs contraignants pour les pays émergents, qui seront les pollueurs de demain ? Cette question cruciale n’est toujours pas tranchée, encore mois celle d’objectifs chiffrés.

Pas d’accord non plus sur le financement de l’aide aux pays en développement : le Japon a mis sur la table mercredi 16 décembre quinze milliards de dollars par an pour les trois années à venir, qui s’ajoutent aux trois milliards et demi déjà annoncés par l’Union européenne. C’est un pas dans la bonne direction ; mais il n’y a toujours aucun engagement sur une aide à long terme. Les besoins sont évalués à 100 milliards par an d’ici 2020.

C’est aussi toujours l’impasse sur la question clé de la vérification des engagements des uns et des autres. Les Etats-Unis en font un préalable à tout accord final. La Chine, elle, ne veut pas entendre parler de regard extérieur sur sa politique climatique.

Enfin on est dans le flou le plus total sur la forme juridique d’un hypothétique accord : nouveau traité ou réaménagement de celui qui existe, le protocole de Kyoto ? Impossible à dire à la veille de la fin de la conférence.

Une entrée des « politiques » trop hâtive

Dans une négociation internationale de ce type, il y a toujours trois phases : les sherpas préparent un texte, les ministres peaufinent, puis les chefs d’Etats règlent les derniers détails et viennent apposer leur signature.

A Copenhague, on a brûlé les étapes : les « politiques sont entrés dans le jeu beaucoup plus tôt que prévu, sans laisser aux experts le temps de produire le projet devant servir de base aux derniers marchandages. Résultat : la journée du 16 décembre, a été une journée perdue.

La présidence danoise est accusée par de nombreuses délégations d’être responsable de cette paralysie, en ayant tenté de court-circuiter le processus de négociation habituel. Il faut rappeler que ces négociations ont lieu sous l’égide de l’ONU : on négocie à 193., il ne faut froisser personne.

En tous cas, la perspective d’un échec est ouvertement envisagée par des personnalités aussi diverses que le président bolivien Evo Morales ou le ministre britannique du Climat Ed Miliband. La Chine a déjà envisagé le pire : pas d’accord le le 18 décembre, mais une simple déclaration politique sans engagements.

tags: Climat - Réchauffement climatique - Sommet de Copenhague
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(1) Réaction

agir juste

Si le sommet aboutit a une simple déclaration politique, ce sera la catastrophe. Deux semaine de rencontre pour rien. Des milliers de tonnes de CO2 de plus dans l'atmosphere pour rien, car le voyage sur Copenhaque en a beaucoup produit.
De grace au nom de l'humanité et de toute vie sur terre, politiques et autres leaders de ce monde, agissez juste pour sauver notre planete.

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