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    Culture

    Citelum : éclairage public, illuminations et économies d’énergie

    media Alfandega, Manaus (Brésil) Citelum

    Jusqu’au 31 décembre 2009, la Tour Eiffel offre chaque soir un étonnant spectacle de lumière multicolore et ondulante pour fêter ses 120 ans. Derrière la féérie lumineuse, Citelum, un groupe français au rayonnement international.

    A l’origine filiale d’Electricité de France, cette société spécialisée dans la gestion « écologique » de la lumière urbaine est actuellement présente dans une quinzaine de pays. RFI a rencontré Jean-Rémy Cauquil, Directeur à l'international et pour la région parisienne de Citelum.

     RFI : On commence avec la Tour Eiffel, votre signature parisienne la plus éloquente en ce moment…

    Jean-Rémy Cauquil : On a voulu une rupture à la fois esthétique et artistique, puisque on a créé un show son et lumière, et aussi technologique. Car la Tour Eiffel a toujours été, au cœur de Paris, porteur d'innovation, en matière de construction, de nouvelles techniques, etc.

    Avec cet éclairage très particulier, très dynamique, très coloré, nous avons voulu d’abord attirer beaucoup de monde  – et je crois que c’est un vrai succès populaire – et surtout mettre en œuvre des techniques. En l’occurrence des "Led" qui sont faiblement consommatrices d’énergie tout en ayant un rendu visuel extrêmement attractif. Ce n’est pas une énergie qui diffuse, mais qui met en valeur la structure, la beauté naturelle de la Tour Eiffel et, en gros, divise par six, par rapport aux techniques classiques de mise en lumière, la puissance nécessaire pour éclairer la face tournée vers la Seine. Il était impensable de concevoir un show son et lumière surconsommateur d’énergie !
     
    Par ailleurs, sur le plan artistique, nous avons une approche très ouverte. Nous avons bien sûr des concepteurs propres à Citelum, qui travaillent en permanence dans les différentes ambiances géographiques et culturelles où nous intervenons. Sur des opérations comme celle de la Tour Eiffel, nous allons aussi chercher des talents à l’extérieur, en l’occurrence Jacques Rouveyrollis et Bernard Schmitt, des concepteurs lumière et des scénographes qui travaillent dans l’équipe de Johnny Hallyday depuis de nombreuses années et sont déjà intervenus sur la Tour Eiffel. Ils nous ont appuyés pour construire cette scénographie et la proposer à notre client, la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel (SETE).
     
    RFI : Il y a d’autres lieux et monuments dans Paris où vous êtes intervenus…
     
    J-R. Cauquil : En fait, sur Paris aujourd’hui, nous sommes  l’opérateur, le mainteneur et l’expert en matière d’éclairage public, donc de l’ensemble de la voirie parisienne, pour le compte de la Ville. Nous intervenons également sur le périphérique et la maintenance des éclairages des trente ponts et des trois cents monuments parisiens…
     
    RFI : Vous êtes aussi présents dans d’autres grandes villes en France.
     

    J-R. Cauquil : Sur un plan contractuel, le savoir-faire de Citelum c’est d’établir des contrats de gestion complète, des contrats de progrès et de confiance avec les collectivités locales, généralement d’une durée de dix à quinze ans et par lesquels on s’engage à travailler auprès de ces collectivités pour optimiser les investissements et réduire les coûts d’exploitation et d’énergie. C’est dans ce cadre que nous avons gagné un certain nombre de partenariats public/privé, dans des villes comme Agde, Autun ou, près de Paris, Bussy-Saint-Georges et bien d’autres. Ainsi que des opérations un peu spectaculaires sur le plan artistique, comme par exemple, l’éclairage de la croisette à Cannes, avec là aussi une scénographie utilisant la technologie Led pour mettre en valeur, dans le cadre particulier de cette ville dédiée au cinéma, toute sa façade maritime.
     
    RFI : Depuis sa création, il y a un peu plus de 15 ans, Citelum s’est beaucoup développé à l’international…
     
    J-R. Cauquil : Aujourd’hui, au sein de Véolia Environnement et de Dalkia dont nous sommes une filiale à 100%, notre activité se développe moitié à l’international et moitié en France, avec un chiffre d’affaires en 2008 de 221 millions d’Euros, et nous sommes présents dans une quinzaine de pays et de capitales lumière.

    Au-delà de Paris, notre première référence, nous sommes présents "historiquement" à Venise, Prague, Madrid, Barcelone, Naples, Syracuse, pour citer les villes européennes proches. Egalement en Amérique du Sud, où notre filiale Citeluz  intervient dans la plupart des grandes villes brésiliennes, Fortaleza, Manaus, Salvador da Bahia, São Luiz do Maranhão, mais également à Mexico et Santiago du Chili.

    Nous nous sommes développés ensuite en Asie du Sud-est - Vietnam, Laos, Cambodge - et plus récemment en Chine où nous avons emporté l’an dernier un premier contrat, un partenariat public/privé pour l’exploitation de l’éclairage urbain de la ville de Kunming.
     
    On essaye de se développer vers les pays qui expriment une forte sensibilité en matière de développement durable, de réduction des consommations d’énergie, et l’éclairage public de ce point de vue a un rôle tout particulier pour permettre des progrès « écologiques » au centre des villes.
     
    RFI : De quels atouts dispose Citelum pour emporter ces marchés ?   
     
    J-R. Cauquil : Je crois que comme nous sommes une entreprise très internationalisée, nous avons une vraie diversité de savoir-faire. On est capable, dans des environnements culturels très différents, d’apporter dans des métropoles à forte croissance démographique - puisque c’est là un des enjeux contemporains très importants - tous nos savoir-faire pour réduire les consommations, par des diagnostics sur les équipements, le choix de luminaires et de sources de qualité, et également des systèmes de télégestion de l’éclairage.

    On a développé un système, Luxicom, qui permet de régler la puissance de chacun des points lumineux. Et tous ces équipements conjoints, dans le cadre de contrats de performances énergétiques, nous les proposons aux collectivités locales pour qu’elles aient une stabilité du prix d’exploitation de l’éclairage public, et aussi qu’elles réduisent leur consommation d’énergie, leur bilan carbone, et donc s’inscrivent dans une logique de progrès et de développement durable.
     
    Nous sommes en permanence à la recherche d’innovations technologiques pour répondre aux enjeux d’une gestion efficace de la lumière urbaine. Ainsi, aujourd’hui nous consacrons beaucoup d’efforts pour voir ce que la technologie Led pouvoir apporter dans ce domaine. Nous travaillons aussi dans le domaine de la signalisation lumineuse, qui obéit aux mêmes règles.
     
    Nous avons également réalisé des projets dans le domaine du photovoltaïque, comme à Sant-Fost-de-Campsentelles, près de Barcelone, en Espagne, où on a associé possibilité de produire de l’énergie à partir du soleil et rénovation du réseau d’éclairage public.
     
    RFI : Pourriez-vous me parler de quelques projets en cours ?
     
    J-R. Cauquil : Il ya en Chine un projet particulièrement emblématique.  Un peu avant les jeux olympiques de Pékin, en 2008, nous avons mis en lumière la tour de la télévision chinoise, et cette année, dans le cadre de l’exposition universelle de Shangaï nous allons mettre en lumière le pavillon de la Chine. Un peu plus tard, nous allons inaugurer la mise en lumière de la Vallée des Rois, en Egypte. 

    Pour conclure, un constat, vraiment très universel, qu’on peut faire dans toutes les capitales, quels que soient les pays, la politique, les sensibilités culturelles, un constat très fort de l’attente des citoyens et de la très grande conscience des élus en ce qui concerne la nécessité de réduire les consommations d’énergie et d’optimiser l’éclairage. Et en tant que professionnels et leaders mondiaux dans ce domaine nous percevons l’intérêt des décideurs pour l’évolution de ces techniques d’éclairage et apportons notre connaissance où elle est requise.

     

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