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Article publié le : vendredi 18 décembre 2009 - Dernière modification le : vendredi 18 décembre 2009

Les terres d’un banquier de l’opposition passent sous contrôle gouvernemental

Le président bolivien Evo Morales.
Le président bolivien Evo Morales.
Reuters

Par RFI

Deux entrepreneurs à succès et roulant pour la droite viennent de se faire saisir plusieurs milliers d’hectares de terre par l’Etat. Ce vendredi 18 décembre, c'est à Osvaldo Monasterios, un homme d’affaires de droite, que l'Etat a confisqué 3 000 hectares. Le ministre des Terres invoque des irrégularités, l'opposition parle de décision politique. 

Avec notre correspondant à La Paz, Reza Nourmamode

Homme d’affaires et banquier, Monasterios est en outre le patron de la chaîne de télévision Unitel, qui critique à longueur d’antenne le gouvernement d’Evo Morales. A noter que l’entrepreneur possède encore environ 56 000 hectares de terres réparties sur plusieurs propriétés.

Il y a quelques jours, le gouvernement avait déjà confisqué 12 500 hectares à la famille de Branko Marinkovic, ancien président du comité civique pro-Santa Cruz et un des plus farouches opposants à Morales.

Le ministre des Terres, qui justifie les saisies par des irrégularités au niveau des papiers, a assuré que ces terrains seraient distribués à des communautés indigènes sans terres. « C'est une vengeance politique contre les opposants », a déclaré le sénateur de droite Walter Guiteras pour qui « le gouvernement sème la politique de la terreur ».

Tout récemment réélu avec environ 64% des suffrages dès le premier tour, Evo Morales n’aura pas attendu longtemps pour tenir l’une des ses promesses de campagne : l’accélération des réformes en cours…

tags: Bolivie
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Commentaires (2)

la terre

Félicitations Mr Moralès, ce n'est qu'un juste retour des choses.
Les Indiens ayant étés spoliés de leur terres par la force brute, au moins vous vous procédez avec intelligence.

la fin justifie les moyens?

Il me semble qu'il évident le droit a la terre des indiens en Bolivie. Et que l'attribution de terre leur est du et nécessaire. Mais, je me demande si franchement si "spolier" certaines personnes pour leur appartenance politique est justifiable par ce qu'on va faire de leur terre. Si le gouvernement bolivien avait décider de revendre ces terres au plus offrant cette "spoliation" serait vraiment injustifiable. Maintenant qu'il s'agit de les "donner" ou "redonner" si on veut aux indiens, elle est justifiables? Soyant clair, les propriétaires terriens d'aujourd’hui en Bolivie ne sont en rien responsables de la spoliation des terres de indiens d'y a plus d'un siècle. De plus en Bolivie nous avant eu déjà une reforme agraire en 1952, reforme mal mené malheureusement, mais qui a permis que les descendants de ce qui avait profité de la spoliation des indiens soit spolier a leur tour. Bien sur ces terres ne sont pas revenues complètement comme il aurait du en main des indiens, mais cela n'est pas la faute des individus qui sont aujourd’hui propriétaires terriens, comme on pourrait le croire. Ces grands propriétaires terriens qui ont été spolié dernièrement ont acquis leur terre par l'achat à des prix modiques fait par les anciens gouvernements. Il s'agit certes d'une mauvaise gestion ou même d'abus de part d'anciens gouvernement, mais c'est en rien la faute des actuel propriétaires de ces terres.

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