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A la Une : au Pakistan, malaise après la décision de la Cour suprême d’annuler l’amnistie générale de 2007
The Dawn estime ce matin que ce rebondissement va éprouver la solidité des amis du président Zardari. En invalidant l’amnistie générale de 2007 pour examiner un ancienne affaire de corruption, la Cour suprême a mis la pression sur l’exécutif. Et si le président procède à une « purge », si il exige la démission de certains membres de son gouvernement, c’est le Premier ministre, et finalement lui-même, qui se retrouveront en première ligne, indique le quotidien de Karachi. The Dawn décrit une situation de grand embarras et d’intenses consultations avec les députés du principal parti au pouvoir (le PPP), au sein duquel les vieux notables préparent déjà leur retour et commencent à appeler à un remaniement ministériel.
Philippines : finalement, c’est une femme qui va instruire l’affaire du massacre politique de Maguindanao
Désigner un juge pour instruire l’affaire, dans le contexte philippin, à 5 mois des élections, a été une affaire compliquée. L’article du Philippine Star raconte les détails de la négociation : comment les juges philippins se sont défilés, comment le magistrat désigné s’est désisté, l’atmosphère de peur qui règne sur cette affaire et qui décourage l’exercice de la justice.
Les commentaires soulignent le courage de Jocelyne Solis-Reyes. Elle refuse toute protection policière, indique le quotidien philippin, et entend traiter ce dossier comme une « affaire ordinaire ». Rappelons que c’est un véritable carnage qui a été commis ce 23 novembre contre le clan Mangudadatu : 57 morts, pour mémoire.
Parallèlement, la presse s’arrange pour pourrir la réputation du juge Cortez qui s’est défilé. « C’est un lâche et il devrait au moins être viré », déclare en substance une association de lutte contre le crime et la corruption qui envisage d’éclaircir son comportement devant les tribunaux.
Les menaces sur la sécurité des témoins, des accusés et du personnel judiciaire sont prises très au sérieux alors que doivent démarrer dès aujourd’hui les premières audiences préliminaires de la famille Ampatuan, ainsi que de leurs complices présumés, parmi lesquels figurent 25 officiers de police incarcérés. Le Philippine Star précise que la justice devrait rendre un rapport préliminaire dans les 60 jours dans lequel devraient être déterminées les causes du massacre et qui devrait fournir des indications sur l’implication des responsables présumés.
Thaïlande : l’enquête sur l’avion nord-coréen saisi la semaine dernière sur l’aéroport de Bangkok est prolongée
Encore une ou deux semaines, indique le responsable de l’enquête au Bangkok Post. Il y avait 30 tonnes d’armes à bord, et l’équipage affirme toujours qu’il ne savait pas ce qu’il transportait, souligne le quotidien. La cargaison et l’avion ont été saisis vendredi. Evidemment, personne n’est venu réclamer la restitution de la cargaison, précise l’article. L’équipage est composé de cinq membres : un Biélorusse et quatre Kazakhs. L’avion est de fabrication russe, c’est un Ilyouchine 76, mais il a appartenu à une compagnie kazakh avant d’être loué à une compagnie néo-zélandaise basée à Auckland. Les armes sont nord-coréennes et, huit jours après, on ignore toujours quelle était la destination de la cargaison.
Australie : avis de tempête sociale pour le réveillon
Les Australiens de la région de Sydney vont devoir différer leurs courses de Noël en raison de la grève des conducteurs de bus. Les négociations salariales sont au point mort après le rejet des propositions par les syndicats. Et, à une semaine du réveillon, explique The Australian, ça va compliquer la vie des gens !
D’ailleurs l’article décrit un contexte social tendu en Australie. Les mécaniciens de la compagnie aérienne Qantas entame de leur côté cinq jours de grève et les retards dans la maintenance des avions risquent de menacer le trafic au mois de janvier si ils ne parviennent pas à un accord avec leur direction, précise le Daily Telegraph.
Le quotidien indique d’autre part que Qantas préfère finalement employer des prisonniers plutôt que des handicapés. Depuis 15 ans, la compagnie aérienne confiait le reconditionnement des écouteurs distribués aux passagers à une entreprise de réinsertion d’handicapés. En septembre, Qantas a relancé l’appel d’offre et c’est une entreprise de réinsertion de prisonniers qui a formulé la meilleure proposition.
L’information a provoqué de nombreuses réactions indignées, après 15 années de bons et loyaux services de la part de la société qui emploie les handicapés. Les autorités régionales s’en sont mêlées et avant que ça ne dégénère pour la notoriété de Qantas un moyen terme a été trouvé : les handicapés s’occuperont de la « classe économique », tandis que les prisonniers s’occuperont de la « business class ».

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