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Un Premier ministre de plus en plus fragilisé

Le Premier ministre japonais Yukio Hatoyama, dont deux ex-collaborateurs ont été inculpés pour financement occulte de son fonds de soutien, a affirmé le 24 décembre qu'il n'entendait pas démissionner, mais qu'il s'y résignerait « si un nombre de voix écrasant l'exige ».
Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles
Les deux anciens secrétaires de Yukio Hatoyama ont falsifié l’origine de dons versés au fonds de soutien du Premier ministre. L’argent provient de sa mère, l’héritière du fabricant de pneus Bridgestone.
L’un des secrétaires, Keiji Katsuba, a attribué les fonds versés par la mère du Premier ministre à des particuliers dont certains sont morts depuis longtemps. Ces dernières années, le Premier ministre a reçu de sa mère plus de six millions d’euros. La loi japonaise interdit à un donateur individuel de verser plus de onze mille euros par an pour financer des activités politiques.
Le Premier ministre prétend ne pas être au courant de ces malversations alors que sa mère finance depuis toujours ses activités politiques. Faute de preuves, Yukio Hatoyama devrait échapper à des poursuites judiciaires.
L’image du Premier ministre, qui fête ses cent jours au pouvoir, n’est pas moins écornée. Incapable de réduire l’énorme dette publique japonaise, de stimuler la deuxième économie du monde, d’épargner au Japon une crise avec les Etats-Unis à propos d’une base américaine à Okinawa, Yukio Hatoyama est en chute libre dans les sondages.

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