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    Culture

    La Franche-Comté sur les traces de ses Grands Hommes

    media Sur le chemin de Courbet... Conseil général du Doubs

    Ses fromages, ses vins et sa gastronomie ont fait la réputation de la Franche Comté, mais aussi des personnalités célèbres : autant de pistes nouvelles pour le tourisme.Victor Hugo, Pasteur, Courbet, les Frères Lumière sont, avec bien d’autres, des enfants du pays. Des circuits culturels et touristiques sont progressivement mis en place pour découvrir les lieux qui ont gardé leur empreinte.

    A commencer par Besançon, la capitale du Doubs, un des quatre départements  qui avec le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort constituent la Franche-Comté. La ville fortifiée par Vauban – et à ce titre inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis juillet 2008 – a vu naître Victor Hugo, les frères Lumière, Joseph Proudhon (dont on fête cette année le bicentenaire de la naissance), Charles Fourier ou encore Tristan Bernard. Une liste impressionnante à laquelle on peut ajouter Courbet qui, né à Ornans, pas très loin de Besançon, a séjourné dans la ville, tout comme Colette, qui y a habité pendant sept ans.  

    La région Franche-Comté (en vert).

    Ce qui fait que « rien que sur Besançon, on a réussi à mettre en place plusieurs circuits », indique Frédérique Coobar, chargée du développement culturel et touristique à l’Office de tourisme de Besançon. Et à l’échelon de la région, « c’est l’occasion de monter des circuits touristiques qui puissent faire le lien entre les différentes villes ou villages de Franche-Comté où sont nés ces personnages, célèbres ou moins célèbres, mais qui tous ont eu leur importance à leur époque ».

    Pour s’en tenir aux plus célèbres, il y a bien évidemment Louis Pasteur. « Ce qui est touchant chez ce personnage, c’est qu’en dépit de sa stature mondiale, il a vraiment eu beaucoup d’attaches avec la Franche-Comté et le Jura. Il venait chaque été en vacances à Arbois et a tout fait pour mettre en valeur cette région, un peu excentrée au XIXe siècle », souligne Sylvie Morel, régisseur de la maison de Louis Pasteur à Arbois. 

    Une belle histoire à découvrir et… à déguster

    Marcher sur les pas de Pasteur, cela commence à Dole pour y visiter sa maison natale. Mais Dole, c’est aussi une  ville labellisée « Art et Histoire », avec sa collégiale et ses vieux quartiers sur les bords du Doubs, qui mérite qu'on s'y attarde. Ensuite, on peut  «  glisser doucement vers le Revermont, la zone de contact entre la plaine et le massif du Jura,  arriver à Arbois et visiter la maison où il a vécu enfant et qu’il a ensuite rénovée et transformée en maison de vacances. Ce qui est important dans cette maison, fait remarquer Sylvie Morel, c’est qu’elle a été conservée intacte, avec le laboratoire personnel de Pasteur et on peut vraiment voir les conditions dans lesquelles il a fait sa révolution scientifique ».

    Intérieur de la Maison Pasteur Maison Pasteur

     Justement, cette révolution, ces découvertes, la directrice de la maison de Pasteur suggère de les considérer avec « un œil plus thématique », car l’inventeur du vaccin contre la rage, le microbiologiste qui a beaucoup travaillé sur les fermentations, et notamment la fermentation des vins, « était lui-même amateur de vin de paille, de vin jaune, et s’est intéressé aux façons d’en améliorer la fabrication. Mais il a aussi travaillé sur d’autres fermentations et comment ne pas rapprocher les travaux de Pasteur des productions locales de fromage : comté, morbier, mont-dore… Il y a là une belle histoire à découvrir et à déguster ».

    C’est d’ailleurs un des objectifs de la Maison de Pasteur que de mettre en évidence « tout ce que l’alimentation et notre gastronomie doivent à ce personnage ». Sylvie Morel et son équipe ont mis sur pied des ateliers de gastronomie moléculaire, pilotés par Hervé This, chimiste à l’INRA expert en la matière, et proposés gratuitement aux visiteurs l’été dans le jardin, «  ne serait-ce que pour rappeler que quand on fait de la cuisine on fait de la chimie » ...

    Toiles et paysages

    De la chimie à l’alchimie, celle des couleurs il n’y a qu’un pas … ou quelques kilomètres, pour aller dans la vallée de la Loue, le berceau de Courbet. Le peintre de L’Origine du monde, né à Ornans, aimait peindre sa région. D’où la mise au point d’une « route Courbet », jalonnée de reproductions de tableaux de l’artiste qui permettent de découvrir ou redécouvrir des œuvres au sein de la nature qui les a inspirées et qui est le plus souvent restée inchangée.
     

    Quant à sa maison natale à Ornans, transformée en musée avec une soixantaine d’œuvres, elle est fermée pour d’importants travaux de rénovation jusqu’à la fin 2011. En attendant, les tableaux sont exposés dans l’imposant site de la Saline royale d’Arc-et-Senans. « Mais à Ornans, précise Julie Thiébaud, de l’office du tourisme de la vallée de la Loue et du Lison, on peut aussi visiter le dernier atelier où Courbet a travaillé et où il a peint une fresque murale, qu’on peut voir, ainsi que des écrits le concernant et le projet de rénovation du musée ».

    Le circuit Courbet se poursuit avec la ferme familiale à Flagey, à proximité d’Ornans, qui a été rénovée et ouverte au public en juillet 2009. On y trouve un jardin botanique, un café-librairie avec dégustation de produits locaux et consultation d'ouvrages sur le peintre, tandis que la grange a été aménagée pour accueillir des expositions et des manifestations culturelles. Il est également prévu d’y ouvrir trois chambres d'hôtes.

    Science, industrie et… saucisse

    Direction Montbéliard et sa région.  « Un pays d’inventeurs, de créateurs, d’artistes dont beaucoup ont marqué l’histoire. Comme Cuvier, le célèbre paléontologue, qui a son musée et sa galerie dans le château des ducs de Wurtemberg à Montbéliard. Un circuit avec GPS a été organisé pour découvrir tous les lieux dans la ville marqués par le savant », indique Emilie Le Meunier, de l’office de tourisme du pays de Montbéliard.  
     

    Le musée Peugeot de Montbéliard Office Tourisme Montbéliard

    Montbéliard ce sont aussi les grandes familles d'industriels comme  Peugeot et Japy, qui ont marqué et marquent encore la vie de la région. « Le musée de l’Aventure Peugeot à Montbéliard retrace la vie de la famille, des usines, avec tous les objets, voitures et cycles qui font la marque ». Si Peugeot, désormais au sein du groupe PSA-Peugeot-Citroën, poursuit son activité en Franche-Comté, avec notamment l’usine de Sochaux, celle de l’industrie horlogère Japy a pris fin avec la disparition de pratiquement toutes les usines. Mais Japy reste encore très présent dans la région « que ce soit dans les esprits ou au travers du musée qui a été créé à Beaucourt en 1986 à l’initiative d’élus locaux et d’anciens ouvriers de l’entreprise ». Beaucourt où Frédéric Japy a créé la première fabrique en 1777…

    Finalement, comme au Panthéon parisien, on ne trouve guère de femmes au rayon des grands hommes… Heureusement, il y a le pays de Montbéliard avec sa fameuse Tante Arie (ou Airie). Une légende  héritée du Moyen Age selon laquelle « une femme aux cheveux blancs mais au visage juvénile se promène sur son âne avant Noël pour apporter jouets en bois et cadeaux aux enfants et vit le reste de l’année dans une grotte sur les hauteurs de la ville », explique Emilie Le Meunier. Il y a aussi, moins légendaire, mais quand même historiquement datée, « Sophie Dorothée de Wurtemberg, qui a vécu 17 ans à Montbéliard avant d’être mariée au tsar Paul 1er de Russie, et de donner naissance à Nicolas 1er et Alexandre 1er ».
     

    CG25

    Et, sans transition aucune, la fameuse saucisse à laquelle l’inconscient collectif associe immédiatement Montbéliard ? Eh bien, elle aussi a à voir avec la piste des grands hommes, car « on dit que Georges Cuvier appréciait grandement la saucisse de Montbéliard et s’en faisait souvent livrer quand il vivait à Paris », nous apprend Emilie Le Meunier. Pour parler d’aujourd’hui, « la célèbre saucisse est représentée actuellement par la confrérie des Compagnons du Boitchu, du nom du couteau qui sert à découper la viande pour la fabrication de la saucisse ». Cette confrérie a été créée en 1977 à l'initiative des Maîtres Charcutiers du Pays de Montbéliard pour garantir l’authenticité du produit.

    Des vins particuliers

    Bien sûr, tout cela – saucisse et grands hommes – s’accompagne forcément de vin. Dans ce domaine, le petit vignoble du Jura, avec ses 2000ha et 80 000 hl en moyenne produits et vendus par an, peut s’enorgueillir de six AOC : Arbois ( 1ère Appellation d’Origine Contrôlée de France), Château-Chalon, les Côtes du Jura et l’Etoile , en appellation géographique, et deux appellations de produit, le Crémant et le Macvin du Jura.
     

    CIVJ Macvin

    « Le Macvin, explique Cécile Claveirol, directrice du comité interprofessionnel des vins du Jura, fait partie des vins de liqueur (ou mistelles) obtenus à partir du moult et du marc de raisin qu’on fait fermenter ensemble. Cela donne un vin très aromatique un peu comme le vin de paille, une autre spécialité. Un vin doux, licoreux, issu de la sélection des plus belles grappes qu’on fait sécher à l’air libre – à l’origine sur de la paille, d’où son nom -  avant de les presser. Un vin qui a une forte teneur en sucre et en arômes de fruits secs ».

    Changement de registre avec le vin jaune - Pasteur, on l’a vu, en était amateur - « un vin blanc sec aux arômes de noix et de curry, un peu comme le vieux comté, dont il est le meilleur ami ».

    Les vins du Jura sont des vins « haut de gamme, connus des amateurs. Des vins parfois un peu particuliers, un peu difficiles au premier abord pour certains, mais qui gagnent à être découverts », indique Emilie Le Meunier. Le comité interprofessionnel s’y emploie et « aujourd’hui on tire notre épingle du jeu sur un marché très difficile en progressant doucement ».

    Un gain de notoriété auquel a contribué la popularisation de la percée du vin jaune, « une fête populaire connue maintenant au niveau national et qui a permis de porter le vin du Jura en dehors de la Franche-Comté. La percée du vin jaune qui se déroule chaque année au premier week-end de février et chaque fois dans un village différent du vignoble, accueille quelque 40 à 50 000 visiteurs. On peut découvrir et déguster les vins de 70 à 80 vignerons différents avec des produits exclusivement franc-comtois ».  

    Et du côté des restaurants ?  « On rencontre de plus en plus de chefs qui aiment cuisiner avec les vins du Jura. Des vins dont la forte personnalité leur permet de se marier avec des mets un peu « difficiles », comme certains plats épicés qui écrasent le vin, tandis que nos vins jaunes, par exemple, résistent bien ».  Et une récente "mission à l'export" à New York et Montréal, a permis de constater que là aussi,  il y a des chefs "fous" des vins du Jura…  

    Le vignoble de Revermont sur les confreforts du Jura. AC Treboz

     

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