Dernières infos

L'armée israélienne a bouclé la Cisjordanie pour 48 heuresL'Américaine Lindsey Voon remporte sa troisième coupe du monde d'affilée en ski alpinPakistan: au moins 39 morts dans le double attentat suicide à Lahore, selon la policePékin rejette un rapport critique américain sur les droits de l'homme en ChineJapon: le Premier ministre prêt à des «mesures fermes» contre le yen fortArrivée au Japon d'un navire baleinier avec un écologiste néo-zélandais captif
Etats-Unis / Yémen - 
Article publié le : mardi 29 décembre 2009 - Dernière modification le : mardi 29 décembre 2009

Lutte contre le terrorisme: le Yémen, un troisième front ?
Le 19 décembre à Radfan, dans le sud-ouest du Yémen, des manifestants ont dénoncé l'opération militaire du gouvernement qui a tué 30 militants d'al-Qaïda.
Reuters/Stringer
Par RFI

Le jeune Nigérian qui a tenté vendredi de faire exploser un avion de ligne américain au-dessus de Detroit aurait été entraîné par al-Qaïda au Yémen. Un pays qui semble devoir de plus en plus être utilisé comme sanctuaire par les terroristes islamistes, au point que les forces spéciales américaines y sont présentes depuis un an. C'est ce que révèle le New York Times ce lundi.
 

Jean-François Daguzan, chercheur à la Fondation pour la Recherche stratégique
 
(01:11)
 
29/12/2009
par Monique Mas
 
La CIA a envoyé au Yémen, il y a an, plusieurs agents de terrain spécialistes de l'anti-terrorisme. Parallèlement, des unités de commando américaines chargées d'opérations secrètes sont à pied d'oeuvre pour entraîner les forces de sécurité yéménites, selon le New York Times qui précise que l'aide militaire de Washington à ce pays va plus que doubler pour atteindre 70 millions de dollars dans les dix-huit prochains mois.

Que le pays d'origine de la famille Ben Laden soit un lieu de prédilection pour les djihadistes n'est pas nouveau. C'est dans le port d'Aden qu'a été mené en 2000 l'audacieux attentat contre le destroyer USS Cole. Mais les militants d'al-Qaïda ont encore plus mis à profit ces dernières années la faiblesse du gouvernement yéménite, confronté à deux rébellions, et les facilités que leur offrent une nature montagneuse et une frontière poreuse avec l'Arabie saoudite, pour y développer des campagnes régionales de recrutement, y implanter des centres d'entraînement et y préparer des attentats.

A Washington, on a par exemple noté que d'anciens détenus de Guantanamo ont rejoint al-Qaïda au Yémen, et que c'est au Yémen qu'officie aussi le «directeur de conscience» du commandant Hassan, l'auteur de la fusillade de Fort Hood. D'où cette montée en puissance de la présence militaire américaine, dont l'aide dans le domaine au moins du renseignement a été reconnue comme essentielle aux deux offensives meurtrières contre des bases d'al-Qaïda menées tout récemment par l'armée yéménite.

tags : al-Qaïda - Etats-Unis - Yémen

Commentaires

Réagissez à cet article

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
To prevent automated spam submissions leave this field empty.
Fermer