Des sages au chevet de l’économie européenne
En ouverture de sa présidence tournante de l'UE, le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, a demandé à Jacques Delors et à Felipe Gonzalez de former un conseil des sages pour l’aider à mettre en place une gouvernance économique de l'Union européenne.
Un premier conseil des sages s’est réuni, mardi, à Madrid à l’initiative du chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, pour parler de la sortie de crise et de son projet de gouvernement économique européen. Il a réuni :
- Jacques Delors, 84 ans, une personnalité appréciée en Espagne. Le père de l’euro et du système Erasmus y est considéré comme le meilleur président de la Commission européenne jusqu’à aujourd’hui;
- Felipe Gonzalez, 67 ans, ancien président du gouvernement espagnol. Il préside un groupe de réflexion sur l'avenir de l'UE qui doit rendre son rapport en 2010;
- Pedro Solbes, 67 ans, ministre de l’Economie au sein du gouvernement espagnol depuis 2004. Mais il a dû quitter son poste en avril 2009 parce qu’il était sous le feu des critiques pour sa gestion de la crise. Il a été remplacé par Elena Salgado, qui a également participé à cette réunion.
La création de ce conseil des sages est l'une des premières initiatives du chef du gouvernement espagnol qui fait du redressement économique de l'Union européenne sa priorité. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coordination des politiques économiques européennes pour sortir de la crise en créant le plus d’emplois possible. Il s’agit également de consolider le marché intérieur et de développer l'innovation et la compétitivité de l’Union européenne.
L'Espagne est empêtrée dans une crise profonde et José Luis Rodriguez Zapatero veut croire à la reprise de l'économie mondiale. Le nombre de chômeurs (près de quatre millions) vient d’atteindre un niveau historique en Espagne : il a fait un bond de 25 % en un an. Renouer avec la croissance est désormais le seul espoir d’un pays en plein marasme économique.
L’Espagne n’est pas seule à se préoccuper de la reprise
Le nouveau président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a convoqué lundi, dès son entrée en fonction, un conseil européen qui se tiendra le 11 février prochain, et dont l’objectif est de muscler la stratégie économique de l'Union.
« Nous avons besoin de davantage de croissance économique pour financer notre modèle social et pour préserver notre mode de vie européen », a déclaré l'ancien Premier ministre belge qui doit trouver ses marques dans le cadre fixé par le Traité de Lisbonne d’une présidence bicéphale de l’Union européenne.
L'Espagne ne veut pas empiéter sur les prérogatives du président du Conseil européen et de la nouvelle chef de la diplomatie européenne, a assuré le ministre espagnol des Affaires étrangères. « Il y a de la place pour tout le monde », a estimé Miguel Angel Moratinos, en rappelant que Herman Van Rompuy préside les réunions des chefs d'Etat et de gouvernement et Catherine Ashton, les conseils des ministres des Affaires étrangères. L'Espagne présidera tous les autres conseils.
Quant au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, il entamera, début février, un nouveau mandat de cinq ans, avec, comme priorité, la dynamisation de l'économie européenne d'ici 2020.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati














Commentaires
Réagissez à cet article