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Revue de presse des Amériques - 
Article publié le : mercredi 13 janvier 2010 - Dernière modification le : mercredi 13 janvier 2010

Séisme majeur en Haïti : d’innombrables victimes

Par Frédérique Misslin

Un bandeau rouge s’affiche à la une de radio Kiskeya : Séisme majeur en Haïti : d’innombrables victimes. Impossible d’établir la communication avec Port-au-Prince, dit la radio. « Nous n’avons reçu aucune information directe, mais nous savons de manière indirecte que l’équipe de la station est sauve. Plus d’info dès que possible. » On ne peut qu’imaginer, disent nos confrères de radio Kiskeya l’étendue des victimes et des dégâts, d’autant plus que « les constructions anarchiques sont devenues la norme au cours des dernières années ».

Autre commentaires douloureux sur Haïti press network : « On est sans nouvelle de la famille, des amis et des collaborateurs. La nuit du 12 au 13 janvier aura été la plus longue nuit pour les Haïtiens, précise le site. A Port-au-Prince, la rue a servi de refuge à des milliers d’habitants qui ont fuit leur maison en ruine. La ville est morte, aucun système de communication ne fonctionne,  ce qui ajoute à l’angoisse de chacun. A la lueur du jour, on découvre des destructions énormes et indescriptibles. Des morts et des corps sans vie allongés sur le macadam. »
 
Dans la presse américaine pas plus de précisions sur les bilans, mais à la Une des images de chaos
 
Des images terrifiantes d’horreur et de tristesse pour le plus gros séisme depuis 200 ans en Haïti, rappelle le Miami Herald Tribune. Une femme hirsute et couverte de poussière regarde l’objectif. Elle est coincée sous un amas de pierre. Un homme porte un enfant dans ses bras, le gamin a la tête entourée d’un épais bandage, des bâtiments balayés comme des fétus de paille et notamment le palais présidentiel souligne le New York Times. Sur certains clichés des gens tentent de porter secours à un voisin, un ami et déblaient les décombrent avec leurs mains. Sur d’autres, on voit des Haïtiens simplement hébétés par la catastrophe. Le Miami Herald rappelle que des milliers de bâtiment se sont écroulés. « Des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur maison. » Le quartier général de la Minustah, par exemple, s’est effondré, on ne connaît pas le nombre de victimes.
 
Alors pour partager des informations, écrit le New York Times, « les Haïtiens essaient d’utiliser le web ». Car les lignes téléphoniques sont coupées. On se tourne vers internet twitter, facebook, skype. Le Washington Post parle de la panique dans les rues de Port-au-Prince,  « les gens crient pleurent errent », ils ne savent où aller, les hôpitaux ont été touché, il y a la crainte de nouvelles secousses. « Les bidonvilles se sont effondrés dans un nuage de poussière »,  disent les témoins interrogés par le quotidien USA Today. Il évoque des milliers de morts. Le Los Angeles Times parle d’un bilan sans doute catastrophique, mais sans ligne de téléphone, sans infrastructure : impossible, pour l’instant, d’évaluer les dégâts. « C’est juste le chaos à Port-au-Prince, une ville de près de 2 millions d’habitants. » « Les survivants se retrouvent dans la rue et entament des chants en se tenant la main », raconte USA Today. Le New York Times souligne également l’angoisse de la communauté haïtienne aux Etats Unis qui essaie désespérément d’obtenir des nouvelles de proches. « Le quartier haïtien de Chicago » est en deuil, titre le Chicago Tribune.
 
Le Wall Street Journal revient lui sur les épisodes précédents. Il raconte cela comme une malédiction. Haïti est un des pays les plus pauvres du monde, 8 habitants sur 10 vivent en dessous du seuil de pauvreté. Haïti un pays marqué par l’instabilité politique depuis des années, Haïti a été touché il y a deux ans par des cyclones meurtriers et aujourd’hui cette nouvelle catastrophe.

 

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