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    L’avenir de Codelco, enjeu de la présidentielle au Chili

    Claire Fages.

    Les employés de la Codelco retiennent leur souffle. Le second tour de l’élection présidentielle qui a lieu ce week-end au Chili sera déterminant pour l’avenir du géant mondial du cuivre.

    Le résultat de l'élection présidentielle pourrait remettre en cause le statut et donc la stratégie du premier producteur mondial de cuivre : le favori du scrutin, le milliardaire Sebastián Piñera, souvent présenté comme un Berlusconi latino, souhaite privatiser partiellement la compagnie tandis que son adversaire de centre-gauche promet au contraire de garantir le statut public de l’entreprise.

    C’est une question cruciale pour les Chiliens. Car la société nationalisée en 1971 par Salvador Allende et devenue depuis le premier fournisseur mondial de cuivre, est le plus gros contributeur au budget de l'Etat. Pendant la dictature, la Codelco a aussi alimenté directement les caisses de l’armée. Un anachronisme avec le retour de la démocratie qui a été supprimé il y a quelques mois seulement.

    L’année dernière, le Chili a, en partie, surmonté la crise grâce aux 9 milliards de dollars puisés dans le fonds du cuivre qui a été abondé pendant les années de forte croissance. La société nationale a donc été un puissant levier de développement pour le Chili, mais aujourd’hui face à ses concurrents, des multinationales de droit privé, son statut public est souvent perçu comme une entrave l’empêchant de lever les capitaux nécessaires à sa transformation.

    L’entreprise doit au plus vite moderniser ses mines sur le déclin pour valoriser au mieux ses gigantesques réserves. Elle pourrait aussi s’engager dans des projets à l’étranger pour diversifier son activité centrée sur le métal rouge. Mais cette évolution qui passe par la privatisation est loin de faire l’unanimité au sein même de la compagnie.

    Les employés se sont invités dans la campagne en organisant une grève surprise en début d’année. Ils ont obtenu gain de cause pour l’augmentation de leur prime et de leurs salaires et ils ont, du même coup, fait savoir au futur président du Chili qu’ils ont les moyens de peser sur les décisions concernant l’avenir de la société.

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