Dernières infos
Tremblement de terre en Haïti - 
Article publié le : jeudi 14 janvier 2010 à 13:17 - Dernière modification le : vendredi 15 janvier 2010 à 16:50

En France, la diaspora haïtienne entre inquiétude et solidarité

Par RFI

A la suite de la tragédie provoquée par le tremblement de terre en Haïti, les associations franco-haïtiennes se sont mobilisées pour tenter de venir en aide aux victimes du séisme. Reportage de Laurence Théault à la Bourse du travail de Saint-Denis, en banlieue parisienne.

La tristesse et le désarroi se lisent sur les visages et la plupart des Haïtiens d'Ile-de-France parlent de ce rassemblement à la Bourse du travail comme d'une veillée patriotique. Etienne Jean, de l'Association nouvelle image d'Haïti (ANIH) a toute sa famille à Port-au-Prince : « Une veillée pour dire à Haïti qu’on est là avec elle ».

Internet reste le seul moyen de communication pour les exilés haïtiens

Internet fonctionne encore à Port-au-Prince, les sites des médias locaux montrent en images l’étendue du désastre.

 

14/01/2010 par Anne Corpet

Ils sont jeunes ou plus âgés, ils sont venus seuls ou en famille, tous s'inquiètent pour un père, une mère, des frères et sœurs qu'ils n'ont pas pu joindre au pays.
- « Moi, depuis six heures du matin que je suis réveillé, je ne fais que téléphoner mais ça ne passe pas. C’est incroyable ».
- « On a téléphoné à Haïti, il n’y a plus de nouvelles. Rien du tout. Je me demande… Tout le monde, c’est pareil. Tout le monde crie, crie, crie… ».
Ma grand-mère a 43 petits-enfants. C’est pour vous dire que la moitié donc se retrouve en Haïti. Il est fort probable qu’à l’heure où je vous parle que je perde au moins un membre de ma famille ».

Esther et Luc sont très croyants et parlent du séisme comme d'une malédiction divine : « On est tous pécheurs. On ne peut pas dire qu’on essaie… mais on n’est pas pire aussi. On n’a pas fait plus que d’autres. On dit que le vaudou… ».
C’est le Dieu. C’est le Dieu, moi je ne sais pas…».

Morel Louis Jacques, secrétaire de la PAPHA, plateforme qui regroupe une cinquantaine d'associations franco-haïtiennes, lui est plus pragmatique. Pour lui, ce pays dévasté par la pauvreté n'a pas pu prévenir le risque : « Vous savez, on est dans un pays où la vie humaine n’est pas du tout, à tout point de vue, respectée. Alors des mesures de prévention ? Pour ma part, je ne suis pas du tout surpris qu’il n’y en ait pas eu… C’est scientifique. On savait que l’on est dans une zone quand même à risque. On peut invoquer les esprits et tout le reste, mais…».

Et si pour les associations, il est encore trop tôt pour parler des actions concrètes qu'elles vont mener, elles ont appelé à la solidarité. Morel Louis Jacques : « Au-delà de l’aide publique, nous attendons la solidarité de chaque citoyen. Je pense qu’avec une grande mobilisation, on finira par obtenir les moyens nécessaires pour redresser la situation de ces populations touchées ».

Il se fait tard, les Haïtiens de France ont pu échanger, se parler, parfois pleurer et, avant de plier le drapeau haïtien qui flottait dans la grande salle, les responsables des associations ont annoncé que dès ce jeudi une cellule d'aide psychologique sera mise en place à la Bourse du travail de Saint-Denis.

A lire, la Revue de presse française consacrée au séisme en Haïti

Contacts pour les familles et proches

Numéro d'urgence mis en place par le ministère français des Affaires étrangères :
+ 33 1 45 50 34 60/ 0810 006 330

Site mis en place par la Croix Rouge internationale pour consulter la liste des disparus.

Numéro d'urgence du secrétariat d'Etat des Etats-Unis :
(001)-888-407-4747

tags: Catastrophes naturelles - France - Haïti - Tremblement de terre en Haïti
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(0) Réaction
Fermer