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Article publié le : jeudi 14 janvier 2010 - Dernière modification le : jeudi 14 janvier 2010

Vers un abandon du projet de loi contre les homosexuels ?

Une personne brandit une pancarte sur laquelle est inscrit « Shame on Uganda », « Honte à l'Ouganda », pour protester contre la loi anti-homosexuelle dans le pays.
Une personne brandit une pancarte sur laquelle est inscrit « Shame on Uganda », « Honte à l'Ouganda », pour protester contre la loi anti-homosexuelle dans le pays.
AFP / Stan Honda

Par RFI

Contre toute attente, le président ougandais Yoweri Museveni a estimé, mardi 12 janvier 2010, qu'il était nécessaire de prendre en compte les avis de la communauté internationale concernant le projet de loi contre les homosexuels. Un projet controversé qui prévoit un durcissement des sanctions, allant jusqu'à la peine de mort.

Présenté au Parlement ougandais en octobre dernier, le projet de loi anti-gay n'a pas fini d'achever son parcours législatif qu'il a peut être déjà du plomb dans l'aile. Ce projet, rédigé par David Bahati, prévoyait un durcissement des sanctions contre les homosexuels, allant même jusqu'à la peine de mort.

Sensible aux virulentes critiques des Européens et des Américains, le président Museveni, de retour de l'étranger, a invité, le 12 janvier 2010, les militants de son parti à une plus grande réflexion sur ce dossier : « Quand j'ai été à la conférence du Commonwealth, de quoi m'a parlé le Premier ministre du Canada ? Des homosexuels. Gordon Brown, le chef du gouvernement britannique, de quoi m'a-t-il entretenu ? Des homosexuels. Et Quand je me suis rendu à New York, qu'est-ce qui intéressait le secrétaire d'Etat adjoint ?  La Somalie et les homosexuels. C'est un sujet de politique étrangère. Et nous devons le traiter sans compromettre nos principes. Mais en tenant compte de nos intérêts internationaux. Je recommande que nous demandions au gouvernement de se réunir avec David Bahati, l'auteur du projet de loi, afin de gérer au mieux cette crise ».

En décembre dernier, le ministre ougandais de l'Ethique et de l'Intégrité avait déjà fait savoir que la peine maximale encourue par les homosexuels serait probablement ramenée à la prison à vie.

tags: Droits de l’homme - Ouganda - Questions sociales
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Commentaires (3)

Qui a dit qu'on Abandonne?

Publicité tendancieuse et inutile. Jamais l'Ouganda et sa population vont se courber pour satisfaire les certains lobby mal intentionnés. Tenez, Il n'y a que lAfrique du Sud qui tolère cette mauvaise pratique perverse. N'ayons pas la confusion. Ce projet ne verra jamais le jour. ...

D'un autre âge

Ce projet de loi traduit simplement le fait que les autorités ougandaises sont dépassées. Le mode évolue et l'Afrique loin de faire du suivisme doit s'adapter.
L'homosexualité pose un problème social patent, c'est pas dans nos mœurs. Mais en débattre n'enlève rien à notre ''africanité''.
Prévoir la peine de mort pour des présumés homo, c'est politiquement incorrect et méprisant pour un type de personnes qui ont des penchants sexuels ''contre nature''. Je ne suis ni homosexuel. Je ne suis pas non plus homophobe.
Heureusement et c'est malheureux pour l'Afrique (là il aurait dû faire prévaloir son attachement viscéral à ces principes sacro-saints), que les intérêts économiques ont poussé Museveni et sa clique à revoir leur copie.

Afrique protege ta culture!!!!!

Occidentaux, arrêtez de nous imposer votre façon de voir le monde. L'Afrique a besoin de nourrir, de former ses enfants. Si vous, occidentaux ne pouvez pas dans ce sens nous aider, ne nous noyez pas davantage. Il n'y a pas de culture supérieur. Au nom des droits de l'homme vous voulez nous faire avaler n'importe quoi.
Quelle indépendance?

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