Espagne / Immigration  - 
Article publié le : dimanche 17 janvier 2010 - Dernière modification le : dimanche 17 janvier 2010

Chute de l'immigration illégale africaine en 2009

Le ministre espagnol de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, lors d’une conférence de presse à Madrid, le 10 janvier 2010.
Le ministre espagnol de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, lors d’une conférence de presse à Madrid, le 10 janvier 2010.
Reuters/Juan Medina

Par RFI

Le ministre espagnol de l'Intérieur a annoncé à la presse samedi 16 janvier 2010 que les arrivées d'immigrés clandestins par la mer ont chuté de 45,7% en 2009. Alfredo Perez Rubalcaba explique ce recul notamment par le renforcement des moyens de lutte contre l'immigration illégale. Pour les spécialistes, ce recul serait plutôt dû à la crise économique subie par l'Espagne.

Avec notre correspondante à Barcelone, Martine Pouchard

Sept mille deux cent quatre-vingt-cinq immigrés en situation irrégulière qui rejoignaient l’Espagne à bord d’embarcations de fortune, ont été interceptés au cours de l’année. Soit 45,7% de moins qu’en 2008 et plus de 80% de moins qu’en 2006, la pire des années de l’immigration illégale au cours de laquelle près de 40 000 personnes avaient alors tenté l’aventure au péril de leur vie.

L’immigration clandestine depuis les côtes africaines en direction des Iles Canaries a pratiquement été stoppée. A cela, plusieurs raisons : la crise bien sûr qui dissuade les candidats mais aussi la surveillance des côtes grâce au dispositif européen Frontex, ce qui rend plus difficile, les trafics humains.

Malgré tout, on enregistre une légère augmentation de l’immigration illégale (près de 19%), sur d'autres fronts comme les Baléares ou encore Ceuta et Melilla. Les mafias qui organisent le transport, ayant trouvé là des voies d’entrée plus accessibles. Au total, l’Espagne a expulsé 38 129 personnes en 2009 contre 45 000 en 2008.

D’après les autorités espagnoles, la crise a eu un effet principalement sur la baisse de l’immigration illégale en provenance des pays d’Amérique du Sud. La consigne reste ferme. Le ministre de l’Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba l’a rappelé : « Si quelqu’un veut venir en Espagne qu’il le fasse par la voie légale sinon il sera rapatrié »

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