Algérie - 
Article publié le : lundi 18 janvier 2010 à 00:48 - Dernière modification le : lundi 18 janvier 2010 à 00:48

La direction du groupe pétrolier algérien Sonatrach placée sous contrôle judiciaire

Chakib Khelil, ministre algérien de l'Energie et des Mines, le 26 avril 2008.
Chakib Khelil, ministre algérien de l'Energie et des Mines, le 26 avril 2008.
AFP / Fayez Nureldine

Par RFI

Lors d’un point de presse dimanche 17 janvier 2010 à Alger, le ministre de l’Energie et des Mines confirme le placement sous contrôle judiciaire du PDG et des vice-présidents du groupe pétrolier Sonatrach. Motifs de leur inculpation : des malversations présumées. A la surprise générale, Chakib Khelil a affirmé ne pas en savoir davantage que ce qu’en a rapporté la presse.

Le ministre de l’Energie et des Mines Chakib Khelil a choqué, ou étonné de nombreux Algériens. D’abord parce que ce scandale a été révélé il y a plus de 4 jours. Et lorsque le ministre réagit, il donne l’impression de se placer au-dessus de ce dossier alors que nombre d’observateurs soutiennent qu’il exerçait une forte tutelle sur le groupe de Sonatrach.

Que rapporte la presse, notamment El Watan ? Selon ce quotidien, le PDG, Mohamed Meziane, ses deux fils, ainsi que l’ancien patron de la banque publique Crédit populaire d'Algérie (CPA) et son fils qui dirige un bureau d'études, mais aussi quinze cadres, dont trois des quatre vice-présidents de la compagnie pétrolière, ont été présentés au tribunal d’Alger mardi 12 janvier 2010, après une enquête préliminaire.

L’enquête concernerait des malversations dans l’octroi de marchés où, notamment, le fils du PDG de Sonatrach serait intervenu pour favoriser des soumissionnaires. Résultats : une partie se retrouve sous contrôle judiciaire et l’autre sous mandat de dépôt.

Par ailleurs, on peut comprendre le profil bas du ministre de l’Energie Chakib Khelil. C’est le deuxième gros scandale qui éclabousse son secteur depuis 2006. BRC, une filiale de la Sonatrach associée à Halliburton avait dû être dissoute au terme d’une série de passations de marché douteux.

tags: Abdelaziz Bouteflika - Algérie - Energies
Fiche Pays :
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(4) Réactions

je pense que ce quiest grave

Je pense que ce qui est grave dans cette affaire est le sesert mais aussi toute la tribu ses fils ses petits fils ect...
L'enquête n'aboutira jamais. Regardez ce qui est arrive a celui qui a détourné plus de 30 milliards de dinars. Le très honorable représentant du peuple n'était-il pas a la réception du 1 nov et d'autres concernant le président de la république a mon humble avis il nr pourra rien faire si ce n est se plaindre alors a quand le prochain non évènement? La corruption est l'affaire de tous a commencer par ceux qui pour un extrait de naissance n'hésitent pas certains l'ont même qualifiée de récompensé pour ou a services rendus.

que fait notre ministre

Que fait notre ministre.

primo, Quand l'Américain

Primo, quand l'Américain Chakib Khelil dit qu'il a appris "par la presse" les motifs de leur inculpation et qu'il est toujours en place, c'est ce qu'on appelle "la République de singes".
Secundo, comment l'Américain Chakib khelil qui est exerce une tutelle à la soviétique sur le poumon de l'économie algérien, la sonatrach, "ne sait pas" ?
Par un algérien.

Le système algérien serait-il

Le système algérien serait-il frappé d'une soudaine crise de vertu ou bien est-ce seulement quelques fusibles qui sautent pour mieux le protéger ? C'est malheureusement à ce type de spéculation que l'on est réduit , chaque fois qu'une chose pareille advient. On est sceptique.

Fermer