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    Le sucre européen attend le feu vert de Bruxelles pour s’exporter

    Claire Fages.

    Au moment où le marché du sucre explose en raison de la faiblesse de la récolte de canne, les betteraviers européens ne peuvent pas exporter leur production excédentaire de sucre comme ils l’entendent. Un comble ! L’Europe est la seule région du monde qui enregistre cette année une production record de sucre. Une météo clémente a favorisé la culture et le rendement des betteraves. L’Union va donc produire un excédent de sucre, de plusieurs millions de tonnes, mais pour le moment elle ne peut en exporter qu’un million 350 000 tonnes, la limite fixée par l’organisation du marché sucrier.
     
    Pendant des années, grâce à des subventions de Bruxelles, le sucre européen a déferlé sur le marché mondial alors que son prix était bien supérieur à celui du marché. Pour se conformer au règlement de l’Organisation mondiale du commerce et mettre un terme à cette concurrence déloyale, la Commission a fait un grand ménage dans la filière. La production a été limitée, les prix garantis drastiquement réduits et depuis l’année dernière un quota d’exportation sans aide publique autorisé. La réforme a été efficace puisque l’Europe est passée comme prévu du statut d’exportateur à celui d’importateur net de sucre mais l’envolée des cours à laquelle on assiste depuis janvier 2009 bouleverse la donne. Aujourd’hui, les prix européens sont plus bas que ceux du marché mondial et les Européens ne peuvent pas en profiter et soulager ainsi la demande exacerbée des grands pays importateurs.
     
    Le dossier a enfin été examiné lundi en conseil des ministres. La Commission rendra un avis dans les prochains jours. Augmenter les exportations européennes semble légitime voire moral quand on voit qu’un pays comme l’Indonésie dispose à peine d’un mois de réserves, que le Pakistan, l’Iran, l’Irak s’apprêtent à importer au plus vite pour limiter l’inflation domestique. Les experts de Bruxelles ont à l’esprit l’autre effet pervers de la réforme induit par la hausse du sucre. Les pays les moins avancés et les ACP qui bénéficient d’un accès privilégié au marché européen pourraient bien cette année bouder cette destination soudainement bien peu rémunératrice pour vendre ailleurs au prix fort. Si cette hypothèse se confirme, les excédents européens seront alors les bienvenus pour compenser la baisse des importations.
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