Visite officielle du Premier ministre libanais en France

Saad Hariri est arrivé mercredi 20 janvier à Paris pour une visite officielle de trois jours. Le Premier ministre libanais a choisi la France pour y effectuer sa première visite officielle, en dehors du Moyen-Orient. « Ce voyage a une dimension symbolique qui est le renouvellement du soutien de la France au Liban et le fait que le Liban est dans une période positive depuis les élections (...), la formation d'un gouvernement et l'adoption de la déclaration gouvernementale », a affirmé à la presse mardi l'ambassadeur de France à Beyrouth, Denis Pietton.
Avec notre correspondante à Beyrouth, Diane Galliot
Saad Hariri aura des entretiens avec le président Nicolas Sarkozy, son homologue François Fillon, et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Le Premier ministre libanais doit également rencontrer des hommes d'affaires français et signer des accords bilatéraux dans les domaines de la justice, de la sécurité, des finances et de la culture.
Mais c’est l’instabilité dans la région qui est au cœur des préoccupations libanaises et françaises, la paix au Proche-Orient et la réconciliation entre la Syrie et le Liban, car la bonne entente entre les deux pays est un élément de stabilisation dans cette région. La France l’a largement encouragée, en faisant le premier pas en direction du régime de Bachar el-Assad, invité à Paris en juillet 2008. Cette date a marqué la fin de l’ère glaciale entre Paris et Damas. La brouille datait de l’assassinat de Rafic Hariri en février 2005.
La diplomatie française a largement œuvré ensuite à un rapprochement entre Beyrouth et Damas, ce qui a abouti à l’établissement de relations diplomatiques entre les deux pays pour la première fois de leur histoire.
Fin décembre 2009, Saad Hariri, nouveau Premier ministre libanais à la tête d’un gouvernement d’union nationale, s’est rendu en Syrie, où il a été reçu avec tous les honneurs par le président Bachar el-Assad, alors qu’il avait ouvertement accusé le régime syrien d’avoir fait assassiner son père, Rafic Hariri.
Cette phase de réconciliation entre les deux pays est allée de pair avec la fin des attentats et des assassinats politiques au Liban. Aujourd’hui, le risque d’une nouvelle guerre avec Israël reste le principal facteur d’inquiétude pour le Liban.

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