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Barbara Bui : de la mode au dessert

Le coup d’envoi de la cinquième saison de Pâtisseries Fashion vient d’être donné par la créatrice Barbara Bui avec Douce Rebelle, un gâteau à déguster en exclusivité au Café de la Paix à Paris jusqu’au 15 mai 2010.Depuis 2004, trois fois par an, un ou une styliste est invité à exercer son talent dans le domaine du dessert avec une création inédite, réalisée avec le chef pâtissier du célèbre établissement de la Place de l’Opéra.
Chantal Thomass, Agatha Ruiz de la Prada, Stella Cadente ou Agnès b., côté femmes, et Paco Rabanne, Gaspar Yurkevitch, Claude Montana ou Olivier Lapidus… côté hommes : la liste est longue de celles et ceux qui ont déjà marié mode et gastronomie, design et pâtisserie à l’invitation de Paris, Capitale de la création, qui parraine l’initiative.
Douce Rebelle, c’est donc le nom qu’a choisi Barbara Bui pour son dessert « mis en saveurs » par le nouveau chef du Café de la Paix et de l’InterContinental Paris le Grand, Christophe Raoux, et son chef pâtissier Guillaume Caron. Un titre qui suggère l’alliance des contraires. "Douce Rebelle en effet est à l’image de ma mode, souligne la créatrice. J’aime le mélange des contraires. Force et fragilité, puissance et sensibilité. Modernité et sensualité".
Concrètement, cette union des contraires se compose d’un biscuit aux amandes parfumé aux zestes de citron vert, d’une mousse et gelée de poire relevées au combawa (agrume exotique très acide communément utilisé en Asie du sud-est – clin d’œil aux origines vietnamiennes de Barbara Bui ), sur une base de chocolat blanc et sous une couverture de chocolat noir décoré d’une feuille d’argent…
Une incursion dans le domaine de la gastronomie que la créatrice a apprécié, d’autant plus qu’elle s’inscrit dans une sorte de continuité avec son métier : « C’est la même recherche entre la forme et le contenu, indique-t-elle. C’est à la fois du rêve et du concret ».
Le Café de la Paix, une enseigne mythique de la capitale Inauguré par l’impératrice Eugénie - lors d’un grand bal dont l’orchestre était dirigé par Jacques Offenbach – le Café de la Paix a ouvert ses portes à la clientèle le 30 juin 1862, en tant que café-restaurant du Grand Hôtel de la Paix. Situé à l’angle du boulevard des Capucines et de la Place de l’Opéra, pièce maîtresse du quartier du «Nouvel Opéra» aménagé par le préfet Haussmann, le palace sera rebaptisé peu après Grand Hôtel, son café-restaurant gardant seul l’appellation « de la Paix ». Avec ses plafonds peints, ses colonnes et ses peintures murales, le décor du café de la Paix, inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, constitue l’un des seuls témoignages intacts d’un café-restaurant élégant du Second Empire. D’abord lieu de rendez-vous favori des nostalgiques de l’Empire, le Café de la Paix devient, avec l’ouverture de l’Opéra en 1875 le restaurant en vogue du quartier, attirant à sa table des personnalités des arts et du spectacle, ainsi que des grands de ce monde... Le compositeur Jules Massenet, les écrivains Emile Zola et Guy de Maupassant seront des habitués à la fin du XIXe siècle. Le défilé des personnalités se poursuivra au siècle suivant, de Salvador Dali à Bill Clinton, en passant par Charles Trenet, Rudolf Noureïev, Jerry Lewis ou Lionel Hampton, pour ne citer qu’eux, sans oublier l’hommage rendu par un certain Paul Bocuse à la cuisine du chef. Entré dans le giron du groupe hôtelier InterContinental, l’établissement est entièrement rénové et rouvre fin 2003, à l’issue de 18 mois d’importants travaux réalisés sous la supervision des Bâtiments de France. Des travaux qui ont permis de restituer à l’édifice son ambiance lumineuse et ses volumes d’origine. |
Le Café de la Paix et la Place de l'Opéra |

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