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Article publié le : dimanche 24 janvier 2010 - Dernière modification le : dimanche 24 janvier 2010

Manifestations pro et anti-Chavez à Caracas

Samedi 23 janvier 2010 se sont déroulées des manifestations en faveur du «commandant de la  révolution» (photo) ou contre «un régime dictatorial», illustrant la  polarisation politique du pays, selon l'opposition.
Samedi 23 janvier 2010 se sont déroulées des manifestations en faveur du «commandant de la révolution» (photo) ou contre «un régime dictatorial», illustrant la polarisation politique du pays, selon l'opposition.
Reuters / E. Montilva

Par RFI

Des milliers de personnes ont défilé samedi 23 janvier dans les rues de la capitale pour apporter leur soutien au chef de l'Etat. Mais d'autres manifestants étaient descendus dans la rue, eux, pour dénoncer « un régime dictatorial ». Les premiers ont marché jusqu'à une place du centre-ville, pour écouter le discours de leur président, qui a lancé le début de la campagne électorale pour les législatives de septembre prochain. Les seconds ont défilé dans l'est de Caracas, critiquant notamment la crise de l'électricité, la dévaluation monétaire et l'insécurité. Et dans la nuit de samedi à dimanche, les autorités vénézuéliennes ont décidé d’interdire six chaînes de télévision privées de diffusion dont celle d'opposition, RCTV. Selon le gouvernement, leurs programmes enfreignent la législation. Mais les adversaires du président Hugo Chavez l'accusent de vouloir contrôler les médias privés pour empêcher l'expression d'un mécontentement croissant à son encontre.

Avec notre correspondante à Caracas, Angèle Savino

« Trois erreurs de trop : les coupures d’eau, d’électricité et l’insécurité. Chavez estas ponchado », s’exclament les manifestants d’opposition, en référence au sport national, le base-ball. C’est-à-dire « Chavez tu as perdu la partie ! »

Manifestation anti-Chavez à Caracas le 23 janvier 2010. Le Venezuela est «divisé par l'idéologie», juge le gouverneur d'opposition Pablo Perez qui a plaidé en faveur d'une «unité mettant fin à un régime dictatorial».
Reuters / C. Garcia Rawlins

« Ce gouvernement s’attaque à notre qualité de vie, en rationnant l'eau, un liquide vital, en rationnant l’électricité alors qu’il n’a rien fait pendant dix ans pour améliorer le système hydroélectrique, et il vient d’exproprier une chaîne de supermarchés... ce qui prouve que la propriété privé est en danger ! Rien n’est fait pour stimuler les investissements étrangers ! », estime Luis Andrade.

Autre son de cloche dans le centre de Caracas. Après avoir entonné l’hymne nationale, les partisans d’Hugo Chavez, répètent les « Viva du commandante ». Selon Luis Bolivar, l’opposition utilise la crise énergétique et financière mondiale, comme stratégie électorale, à huit mois du scrutin législatif.

« Hugo Chavez nous a demandé d’économiser l’eau parce qu’il n’a pas plu l’an dernier, en raison du phénomène climatique El Niño qui a eu des répercussions sur plusieurs pays d’Amérique latine. Si le niveau des barrages continue de baisser, tout le Venezuela peut se retrouver sans eau ni électricité… Et ce n’est pas vrai que le bolivar fort a été dévalué face au dollar ! Cette mesure va au contraire renforcer notre monnaie, car le Venezuela va recevoir plus d’argent pour chaque baril de pétrole exporté. »

« J’exige une loyauté absolue à mon leadership », a lancé Hugo Chavez aux militants du Parti socialiste uni (PSUV) leur rappelant que si l’opposition devenait majoritaire, elle essaierait par tous les moyens de l’expulser du pouvoir.

tags: Hugo Chavez - Venezuela
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