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Un calme très précaire à Jos
Après une semaine de violences, un calme précaire s'est installé dimanche 24 janvier 2010 sur la ville de Jos. Des affrontements interconfessionnels entre chrétiens et musulmans, récurrents dans la région, ont éclatés dimanche 17 janvier. Traumatisés par les tueries qui ont fait des centaines de morts, les habitants continuent à fuir la région. On compte plus de 18 000 déplacés depuis le début des massacres.
Ce dimanche 24 janvier, aucun incident n’a été signalé dans la ville de Jos et à sa périphérie, mais la population et les autorités nigérianes restent vigilantes. Une semaine tout juste après le début des affrontements entre chrétiens et musulmans, les patrouilles militaires étaient plus visibles que la veille, notamment aux abords des églises et dans certains quartiers sud du chef-lieu de l’Etat du plateau.
Les points de contrôles successifs installés le long des différents axes de la ville ont ainsi occasionnés d’interminables embouteillages. Parmi les véhicules il y avait beaucoup de minibus, de taxis et des voitures de particuliers remplis d’effets personnels qui quittaient la ville en direction des localités voisines. Face à ce flot continu de déplacés et aux craintes des populations de voir la ville à nouveau s’embraser, le pouvoir fédéral nigérian tente l’apaisement.
Ce dimanche, le responsable de la police de l’Etat du plateau, mis en cause pour une déclaration à la presse dans lequel il aurait rendu les musulmans responsables de ces massacres, a été remplacé.

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Commentaires (1)
Affrontements musulmans et chrétien à Jos
Au nom de la religion ou de Dieu, qui pourtant prône l'amour du prochain, deux communautés s'entretuent. Que c'est déplorable!
Il est temps que la sous région aide les autorités du Nigeria dans la recherche de solutions à cette crise qui ne fait que perdurer. L'expérience des pays frères de la sous région peuvent être utiles au pays (plus précisément Jos) qui devient de plus en plus un lieu de cauchemar pour ses habitants.
J'ai l'impression que cette crise est prise avec beaucoup de légèreté par l'Afrique de l'Ouest. Pourtant, la fibre religieuse est une fibre avec laquelle il ne faut pas jouer. Le Nigeria peut être le point de départ d'un brasier des conflits religieux dans la sous (je ne suis pas extrémiste). God bless Nigeria.
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