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Divergence de vue entre Alger et Washington sur les mesures antiterroristes

Janet Anderson, sous-secrétaire adjointe américaine chargée des Affaires du Proche-Orient au département d’État, effectue depuis le 24 janvier 2010, une visite officielle en Algérie, pour tenter de désamorcer la colère des autorités algériennes, contre la décision d’inscrire l’Algérie sur une liste de pays à risque terroriste. Cette décision intervient après le dernier attentat manqué contre un avion américain qui reliait Amsterdam à Détroit et revendiqué par al-Qaïda.
Janet Sanderson qui a été ambassadrice à Alger entre 2000 et 2003 est venue en terrain parfaitement connu. Elle a été reçue par le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci. Objectif : calmer la colère du gouvernement algérien après la décision américaine d’inclure l’Algérie dans la liste des pays dont les citoyens seront soumis à des mesures spécifiques de contrôle dans les aéroports occidentaux.
Alger, qui a protesté contre Paris qui a pris des mesures similaires, ne s’explique pas que Washington – pourtant partenaire privilégié dans la lutte antiterroriste- en fasse autant. La sous-secrétaire d’Etat Janet Sanderson, est venue convaincre du bien-fondé de la décision de son administration tout en affirmant, mais sans prendre d’engagement public, que c’est un processus qui peut changer. Interrogée sur les critères qui déterminent ces nouvelles mesures préventives antiterroristes, elle n’a rien voulu dire. Les autorités algériennes ont notamment jugé, ces mesures vis-à-vis de leurs citoyens, « inappropriées ».
Pour les observateurs, ce langage et ses postures diplomatiques n’expliquent pas vraiment le fond de cette divergence entre deux partenaires privilégiées de la lutte antiterroriste.

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