| Dernières infos |
Grèce : le gouvernement approuve le plan d'austérité exigé par l'UE et le FMIAffaire Bettencourt : Eric Woerth nie les faits qui lui sont reprochés dans une interview accordée au Figaro Egypte : l'armée au pouvoir déclare que le pays est victime de «complots» visant à le déstabiliserUSA : le déficit budgétaire recule de 45%L’agence de notation Standard & Poors abaisse les notes de 34 banques italiennes Grèce/dette : le Premier ministre Papademos met en garde contre le risque de «chaos incontrôlé» sans accord sur la dette |
|
Consommation en baisse, critique en hausse, le marché de la viande est en pleine tourmente. C’est sans doute l’une des matières premières qui a le moins bien résisté à la contraction du budget des ménages provoquée par la crise économique. Les familles se sont adaptées en revoyant la composition des repas.
En France, les produits carnés les plus chers - le veau, le bœuf et l’agneau - ont été délaissés au profit des steaks hachés, de la charcuterie et de la volaille. Les abats, longtemps proscrits à cause de la vache folle, ont refait surface en 2009. Toujours en France, la crise du lait a aggravé cette dépression du marché. Les éleveurs en faillite ont envoyé leurs vaches à l’abattoir, accélérant la baisse des cours.
Les prix ont diminué à travers toute l’Union européenne, et les importations aussi mais ce phénomène de rétrécissement du marché, du jamais vu selon l'expert Jean-Paul Simier -rédacteur du chapitre consacré aux marchés des viandes pour le rapport annuel CyclOpe- a été encore plus massif dans les pays émergents, c’est-à-dire dans les régions qui font exploser la demande depuis dix ans.
Partout dans le monde, les producteurs de produits carnés voient aujourd'hui leur activité suspendue à la reprise économique. En Occident, ils redoutent maintenant un autre fléau croissant : la campagne de dénigrement menée contre l’élevage par les défenseurs de la planète. L'empreinte carbone de cette activité serait supérieure à celle du transport, a avancé la FAO. Paul McCartney, le chanteur des Beatles, a mis son grain de sel en prônant une journée hebdomadaire sans viande à la veille du sommet de Copenhague. La viande est plus que jamais le bouc émissaire des grandes peurs sociétales du XXIe siècle, cela n'arrange pas les affaires des producteurs déjà commotionnés par la récession.
Les Européens réagissent en mettant au point leur propre outil d'évaluation des émanations de gaz à effet de serre de l'élevage. Même si l'impact environnemental est moindre que ce qu'avancent les nouveaux convertis au régime sans viande, il est indéniable. En vingt ans, la production carnée a été multipliée par deux. De surcroît, elle devrait encore doubler d'ici 2030 car une fois la crise surmontée les nouveaux consommateurs des pays émergents, encore loin d'être saturés de viande, en reprendront volontiers au menu.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati













