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Développement et environnement au menu des décideurs à Davos

Jeudi 28 janvier 2010, avec Bill Clinton, il a beaucoup été question de la reconstruction de Haïti au Forum de Davos, deux semaines après le séisme. Au programme de la journée de vendredi, les objectifs de développement du Millénaire, les suite du sommet de Copenhague et l'Afghanistan. Un autre visage du Forum économique mondial.
Avec notre envoyée spéciale à Davos, Mounia Daoudi
La réforme des banques et la refonte du système financier mondial ne monopolisent pas tous les débats à Davos. Preuve en est le programme d’aujourd’hui qui s’attaque notamment au sujet ô combien sensible des objectifs de développement du Millénaire.
Des objectifs compromis par la crise économique et financière. Bill et Melinda Gates devraient une fois encore rappeler les décideurs réunis à Davos à respecter leurs engagements.
Autre sujet phare, l’après-Copenhague avec un invité de marque : le président mexicain, Felipe Calderon, dont le pays accueille à la fin de l’année le prochain sommet sur le climat.
Au lendemain de la conférence de Londres sur l’Afghanistan, un débat en présence des chefs de la diplomatie britannique et française va porter sur les moyens de construire la paix et la stabilité dans ce pays.
Des sujets qui rappelent que Davos n’est pas uniquement une grande messe du libéralisme, même si en coulisse, le monde économique s’active…
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Plaidoyer de Bill Clinton pour Haïti Convaincre à tout prix les grands patrons de ce monde d’aider à la reconstruction d’Haïti, c'est le défi qu’est venu relever Bill Clinton à Davos, jeudi 28 janvier. Et l'ancien président américain y met du sien : « Y a-t-il quelqu’un ici qui sait où je peux trouver des camions, pas des gros, des camions de petites tailles ? J’en ai besoin d’une centaine, pas pour aujourd’hui, pour hier…» Bill Clinton sait aussi se montrer lyrique. «C’est une opportunité pour réinventer le futur du peuple haïtien et je vous invite à faire partie de l’aventure…» L’ancien président américain sait aussi s’effacer pour laisser la parole à un patron, Dennis Obrian, pour convaincre d’autres patrons : «C’est un endroit fantastique pour faire des affaires, croyez-moi. La politique du gouvernement est très favorable aux investisseurs étrangers. Vous devez sans doute vous demander quelles sont les opportunités pour votre business. Et bien il y d’abord le tourisme…il y a des plages formidables et les bateaux de croisières y accostent déjà…» Le procédé peut choquer, mais visiblement pour Bill Clinton, la fin justifie les moyens. |
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