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Sri Lanka / Présidentielle - 
Article publié le : vendredi 29 janvier 2010 - Dernière modification le : vendredi 29 janvier 2010

Fonseka, le perdant, conteste les résultats et dit craindre pour sa sécurité.

Le Général Sarath Fonseka s'adresse aux médias à propos des élections et de sa sécurité, de son domicile à Colombo, le 28 janvier 2010.
Le Général Sarath Fonseka s'adresse aux médias à propos des élections et de sa sécurité, de son domicile à Colombo, le 28 janvier 2010.
Reuters / Andrew Caballero-Reynolds

Par RFI

Au lendemain de sa défaite, le chef de l'opposition sri-lankaise est convaincu que le scrutin de la présidentielle a été truqué et que sa vie est en danger. Le général Fonseka dit toujours vouloir entamer une procédure judiciaire pour faire recompter les voix.

Avec notre correspondant à Colombo, Mouhssine Ennaimi

Le général Fonseka a rejeté les résultats de l’élection présidentielle, dès leur parution. Selon lui : « La tricherie est plus subtile qu’un simple bourrage des urnes ».

« Par exemple, dans une circonscription,  j'ai eu 15 000 voix. Mais quand les résultats ont été publiés, ils se sont attribués 27 000 voix et ils ont réduit mon score de moitié. Et c'est arrivé partout. Le seul moyen d'avoir des preuves est de recompter. Beaucoup de gens dans les bureaux de vote ont dit que les résultats envoyés sont différents de ceux publiés ».

Depuis qu’il a perdu l’élection, le général Fonseka s’est vu retirer tout son personnel de sécurité, bien que sa protection soit due à son rang militaire et non pas à son rôle politique. Et pour avoir été longtemps un fidèle du président, il sait ce que cela veut dire : 

« Quand vous retirez la protection de quelqu'un, que vous mettez des soldats autour de chez lui et que vous l'assiégez, tout ça indique que vous préparez un assassinat ».

Au Sri Lanka, Il vaut mieux ne pas être l’ennemi de Mahinda Rajapakse. Le chef de l’opposition est sur la liste noire des services d’immigration, sur ordre du président et ce alors qu’aucune charge ne pèse contre lui. Il ne peut donc pas quitter le pays et faute de protection, l’ex-architecte de la victoire contre la guérilla séparatiste tamoule s’est pour l’instant retranché chez lui.

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