Dernières infos
France - 
Article publié le : dimanche 31 janvier 2010 - Dernière modification le : dimanche 31 janvier 2010

Des étudiants-chercheurs étrangers victimes de discrimination en France

Le site Internet de l'université de Nanterre
Le site Internet de l'université de Nanterre
www.u-paris10.fr

Par RFI

Les étudiants-chercheurs étrangers n'ont pas le droit d'entrer dans les laboratoires « classés sensibles ». Ils représenteraient une menace pour la France. On parle ici d'espionnage industriel. Le sujet fait évidemment polémique. La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse s'est engagée à lutter contre cette forme de discrimination.

Privés de labo pour cause de nationalité ? A Nancy, une trentaine d'étudiants brésiliens, algériens et iraniens de l'Inria, l'Institut national de recherche en informatique et automatique, n'ont plus accès aux ordinateurs de leurs labos, le soir et le week-end.

Ce qui n'est pas le cas des jeunes de l'Union européenne qui, eux, ont les mêmes droits que les étudiants français. Ils peuvent travailler sans aucune restriction. Une discrimination autorisée qui découle de l'application d'une circulaire ministérielle datant de 1993. Elle visait à protéger le patrimoine technologique et scientifique de la nation.

Un sujet qui fait polémique. Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur se saisit du dossier. Cette circulaire, selon elle, est obsolète. Il ne doit pas y avoir de discrimination selon la nationalité des étudiants. Mais des règles de prudence qui s'appliquent à tous.

Vendredi 29 janvier les services de Matignon confirmaient qu'une nouvelle circulaire était à l'étude sans en dévoiler le contenu au nom du secret défense.

tags: Droits de l’homme - Enseignement - France - Recherche
Commentaires (3)

le probleme existe avant 1993, l'annee de mon DEA

C'est vrai, c'est un problème préoccupant. J’étais en DEA de physique des Plasmas (Astrophysique et fusion nuclear) a l'Universite de Provence en 1993. La classe devait se rendre a Cadarache pour visiter le centre de recherche en fusion nuclear. Au matin du rassemblement devant l'Univ, on nous (etrangers) a fait comprendre que nous ne pouvions pas embarquer.
Question: Pourquoi avoir accepte de nous inscrire dans ce DEA gere par les services secret francais quand ils savent qu'ils ne seront pas a mesure de satisfaire la promotion?

A Limoges, nous sommes très

A Limoges, nous sommes très pénalisés parle manque des doctorants de bon niveau. Vu la qualité très impressionnante des diplômés iraniens, on est très frustré de ne pas pouvoir les avoir dans notre laboratoire comme thésard, à cause de l'interdiction imposée par le fonctionnaire de deffence CNRS. Ces étudiants partent très souvent dans des universités très prestigieuses d'Amérique du Nord. Dans l'intérêt de la recherche en France, j'espère que cette déclaration de Mme Pécresse soit prises au sérieux et que cet obstacle soit levé.

La France est connue pour se

La France est connue pour se genre de chose. On refuse l'admission en Master 2 et en Doctorat à des étudiants étrangers qui ont de meilleurs moyennes que les français.

Réagissez à cet article
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
To prevent automated spam submissions leave this field empty.
CAPTCHA
Cette question sert à vérifier que vous n’êtes pas un robot afin de prévenir le spam automatique.
Image CAPTCHA
Saisissez les caractères (sans espaces) indiqués dans l'image.
Fermer