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La moisson est à peine terminée mais on sait déjà qu'un million 200 000 tonnes de maïs seront récoltées. 350 000 tonnes de plus que ce qu’il faut pour couvrir les besoins du pays. L’Onasa, l’Organisme public chargé de gérer les réserves stratégiques, dispose de 20 000 tonnes de capacités de stockage. D'où les questions sur la gestion de ce surplus pléthorique. 40% de cette production record pourrait être perdue faute d’infrastructures suffisantes pour faire sécher et conserver les céréales prévient un observateur. Les autorités sont conscientes du problème et s’activent pour y remédier. Des magasins sont en construction et les sociétés privées détenant des capacités de stockage sont sollicitées.

Deux ans après la flambée des prix alimentaires qui a provoqué des émeutes à travers toute l'Afrique, le Bénin n’a pas relâché son effort pour promouvoir sa sécurité alimentaire. Dès le printemps 2008, semences et engrais ont été distribués gratuitement puis à crédit l’année suivante pour relancer la production céréalière. Les résultats vont au-delà de toutes les espérances. Reste à garantir un débouché aux paysans, sans quoi la dynamique créée pourrait retomber comme un soufflé. A l’instar de ce qui s’est fait pendant des décennies pour le coton aujourd'hui en perte de vitesse, le gouvernement prévoit la mise en place de filières pérennes dans la production agricole à vocation alimentaire allant de la production à la commercialisation.

L’aval est la partie la plus délicate à aborder. D’où les négociations intenses menées en ce moment pour écouler au mieux cet excédent. En interne les éleveurs de volaille pourraient être preneurs. Une partie des excédents sera naturellement exportée vers les pays voisins. Le Burkina Faso par exemple où le prix du maïs monte. Le Nigeria bien-sûr et pourquoi pas des pays européens ? L’option de l’exportation sur le marché mondial est sérieusement envisagée à Cotonou, encore faut-il que le maïs produit sur place soit compétitif avec celui d'Afrique du Sud pour le blanc ou celui des producteurs européens pour la variété jaune. Or pour le moment le prix du marché national est encore bien supérieur au cours mondial.

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Commentaires (1)

REACTION

C’est bien d'entendre qu'il y a un excédent dans la production. Faudra bien le gérer en stockant, et l'exporter vers les pays africains si possible. Mon souhait est que cela soit pris au sérieux pour que le Bénin devienne 1er dans ce secteur. Mon autre souhait est que d'autres secteurs agricoles, pétrolier, soient développés. Ca m'énerve de voir les blancs venir en Afrique avec leurs machines pour exploiter les richesses africaines, et ne donner que 10% des bénéfices aux pays exploités. Faudrait que les Etats africains les obligent à verser 30% de leurs bénéfices! Il faudrait que nous reprenions le contrôle sur toutes nos richesses exploitées de façon désinvoltes et sans scrupule par ces pays riches!

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